Origines et variétés des races de chien

L'origine des groupes de races de chiens

L'origine des groupes de races de chiens paraît impossible à rapporter, même succinctement, même par toutes les conceptions qui ont été exposées sur ce point délicat. Les chercheurs ne sont d'accord que sur ceci: il y a d'abord une période relativement longue de fixité, au cours de laquelle on constate sur les squelettes quelques variations, mais elles sont minimes.

Puis, dans ce qui correspond à une deuxième période, on trouve sans pouvoir l'expliquer des ossements de chien d'une variété de formes et de tailles qui annoncent déjà l'extrême diversité d'aujourd'hui. Dans la grotte de Calmette, près de Vence (Alpes-Maritimes) Bouguignat a mis au jour des squelettes de chiens très divers dans lesquels on a voulu voir un basset, deux lévriers, un chien de berger du type loup, plusieurs grands chiens de montagne, et même le précurseur du chien d'arrêt.
Comme l'évolution du premier chien s'est-elle faite pour aboutir à cette multitude de races ? Est-ce par mutations rapides qui se sont fixées ? Est-ce par adaptations progressives et héréditaires sous l'influence du milieu ? Le mystère demeure d'autant que si ce phénomène de polymorphisme est frappant dans l'espèce canine, on le trouve aussi, bien que moins marqué, chez les chevaux, les bovidés, les ovinés, etc.

Becker, lui a présenté une intéressante hypothèse à partir de l'étude du développement du crâne du chien de berger. Il constate que le chiot de berger nouveau-né a un crâne d'aspect globuleux que nous retrouverons chez le chihuahua et le king-charles par exemple.

Origines et variétés des races de chien

Un peu plus tard, vers l'âge de quatre mois, la forme globuleuse a disparu, la boîte crânienne s'allonge  elle est celle :

  • du fox,
  • de l'Airedale Terrier,
  • du schnauzer.

Quand la denture est terminée, c'est-à-dire vers les six mois passés, le crâne du chien de berger est plus près de celui du danois.


Dans la suite, et jusqu'à l'âge adulte confirmé le crâne aura au contraire une tendance discrète à se rétracter, en même temps que s'allongent les maxillaires; le type s'orienterait alors vers la morphologie du lévrier.

Peut -on, à partir de ce cas bâtir une théorie selon laquelle certains types de chiens se seraient développés en raison des circonstances, tandis que d'autres se seraient arrêtés dans leur évolution, ou se seraient orienté différemment dans la lutte pour la vie ?

 

Sur ces deux problèmes précis : origine du chien et polymorphisme du chien, il se pose bien des questions essentielles auxquelles, on le voit, la science actuelle ne saurait répondre avec certitude.

La variabilité du chien est-elle seulement due à la domestication, ou est-elle le résultat de mutations exceptionnelles ?

Le chien domestiqué a-t-il pour premier ancêtre un chien primitif ou d'autres canidés morphologiquement proches comme les chacals et les loups.


Faut-il, comme l'a soutenue Cuvier, conclure que le chien domestique a pour origine une espèce sauvage aujourd'hui disparue ? Ou bien, parmi les chiens sauvages actuels, en est-il qui aurait gardé fidèlement le type du premier ancêtre.


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