L’éducation des chiens positive ?

L’éducation positive des chiens : principes, bienfaits et bêtises

Cela fait maintenant de nombreuses années que l’éducation positive des chiens avec leurs principes et bienfaits a beaucoup évolué. En matière d’éducation canine positive du chien il reste malgré tout de grands débat stériles et même puériles qui font rage. Principalement sur les limites de l'éducation positive. Souvent entretenu par ignorance et mercantilisme.

 

Méthode positive, méthode traditionnelle qui a raison, qui a tort ?

En lisant simplement ce genre d'interrogation, il est très facile d'en déduire que celui/celle qui pose ce genre de question n'a tous simplement pas la réponse, se pose la question et justement cherche des réponses ou il n'y en a pas. Car en fait les seuls arguments scientifiques ou éthologiques souvent utilisés pour justifier ce genre de questionnement sont : « MOI JE ! ». L'utilisation répétée de cette justification par le MOI ou JE dans un article n’est en fait qu’un biais cognitif humain (1) qui s’appelle : L’argument d'autorité (2). Il consiste à invoquer une autorité lors d'une argumentation, en accordant de la valeur à un propos en fonction de son origine plutôt que de son contenu. Ces mécanismes de la pensée, qui cause une déviation du jugement ne sont généralement pas connu par les personnes qui l’utilisent et faussent par la même occasion le prisme de lecture de l’internaute.

La méthode traditionnel ?

Avant de lancer des questions putaclics et vérolées de biais il serait utile de déterminer qu’est-ce qu'une méthode. Méthode : Manière de conduire et d'exprimer sa pensée conformément à une démarche rationnelle appliquée aux principes scientifiques du savoir. (3)

Quel pourrait être cette fameuse méthode dite « traditionnel » . En fait personne ne pourra vraiment la définir car elle n’a jamais été valider et/ou documenter par la science. Les effets et les conséquences de la coercition sur les comportements canins sont par contre documentés depuis maintenant de longues années (4). Du coup qu’est-ce donc que cette méthode traditionnelle, si ce n’est un mythe auquel les ignorants (qui ne connaît pas l'existence de quelque chose) et les incompétents se raccrochent pour discuter de choses qui leur échappent.

La méthode positive ?

À partir du moment où il est possible de lire « la méthode positive » il est tout de suite possible d’en déduire que le narrateur :

  • ne maîtrise pas son sujet ;
  • manque cruellement d’années d’expérience ;
  • à une vision biaisée et anthropomorphique du chien ;
  • n’est pas été formé correctement ou ne l’est tous simplement pas ;
  • n’effectue pas réellement de formation continue (la formation dans ce genre de métier est perpétuelle et n’est absolument pas uniquement consacré aux chiens), si ce n'est sur internet avec les problématiques que cela génère.

Ce genre de jugement de valeur peut sembler froid et acerbe, sauf que la science n'a pas de vocation morale, ni pour objectif de convaincre. Elle est amorale, sans jugement et ne fait que transmettre des informations. De plus il y aurait un grand ménage à faire dans le milieu canin du net.

Qu’est-ce que l’éducation positive ?

L’éducation canine positive regroupe un ensemble de méthodologies dans la transmission et l’acquisition du savoir-faire. Il faut d’abord impérativement prendre conscience de la différence entre l'impression de connaître et la possession d'un résultat, entre le processus d'acquisition et ce qui est réellement acquis. Cette perspective différencie l'action de connaissance et son résultat, le savoir. Le chien possédant d’énorme capacité à compenser notre incompétence, il faut apprendre :

  • à prendre du recul par rapport à nos interprétations ;
  • constater comment j’ai obtenu ce comportement...

Le savoir fait référence aux connaissances théoriques : maîtrise du vocabulaire, principes…
Le savoir-faire correspond à la maîtrise des techniques.
Le savoir-être traduit les attitudes et les comportements du pratiquant.

Malheureusement après avoir pseudo-éduqué « 3 chiens dans sa vie » et fait étalage de son immense savoir-faire dans un club canin, de nombreux êtres humains vont se croire et se prendre pour des professionnels de l’éducation canine. 

Les limites de l’éducation positive

Les limites de l’éducation canine sont encore une fois un grand sujet putaclic qui n’est là que pour générer du profit et/ou pour flatter l’ego. Comment résister à l’envie de ne répondre qu'en une seule phrase: les limites de l’éducation positive ne dépendent que de l’incompétence humaine.

La problématique du métier d’éducateur canin est qu’il a été pendant très longtemps uniquement basé sur de l’empirisme. Empirisme qui au mieux se fondait uniquement sur l'expérience, l'observation, le hasard et qui rejetait dans le meilleur des cas tout recours à la théorie ou aux croyances. Ce métier est/était vraiment un métier d’artisanat dans le sens le plus noble du terme, car il est/était principalement basé sur des années d’expérience. L'apprentissage existe chez quasiment toutes les espèces animales à des degrés divers. Le rôle de l'apprentissage est beaucoup plus important chez les espèces les plus évoluées sur le plan cognitif, capables d'apprendre de nouveaux comportements très complexes. Ce qui veut dire qu’il nous a fallu faire le même cheminement et que jusqu’à il y a encore peu de temps l’éthologie, la science et les éducateurs canins ne s’étaient pas rencontrés. Le chemin va être encore très long, mais il y jamais n'eut autant de progrès.

Arguments des limites de l’éducation positive

Les arguments sont toujours les mêmes, car ces personnes n’ont pas d'autres possibilités, manquant de connaissances et d’expériences pour appuyer leur propos :

  • Permissivité et laxisme. Quel lien y a t'il entre le fait d'apprendre de façon positive la manière de vivre chez les humains au chien et le laxisme ? Aucun, si ce n'est encore l'ignorance de ceux qui avance ce genre d'arguments. Qu'est-ce qui empêche de fixer des règles de vie éthologiques et non anthropomorphiques, et utiliser des méthodes d'apprentissage positives ? Rien.
  • arguments d'autorités (2) ;
  • la stigmatisation (extrémistes du renforcement positif…). La stigmatisation est une action ou une parole qui transforme une caractéristique, un comportement, une déficience, une incapacité ou un handicap d'une personne en une marque négative ou d'infériorité. La stigmatisation rejoint le préjugé, la discrimination, l’image de soi et la représentation sociale.

Alors que ce genre de comportement de stigmatisation ne reflète :

  • que de l’ignorance ou un manque de formations ;
  • que l'utilisation d'un ton paternaliste dans l'unique but de se rassurer ;
  • que des idées préconçues et des peurs relatives à ses propres ignorances ;
  • qu'un jugement moral biaisé porté sur des personnes ;
  • que la peur de la méconnaissance ;
  • qu'un fort lien avec la religion et les croyances ;
  • que des convictions anthropomorphiques ;
  • ...

Conclusion

"… L’éducation des chiens à base de récompenses a des effets positifs sur leur comportement et augmente leur capacité d’apprentissage. En effet, les chiens qui sont éduqués par des méthodes basées sur la récompense des bons comportements et avec patience, interagissent plus avec les personnes qu’ils ne connaissent pas, sont plus joueurs et sont plus performants lorsqu’ils doivent apprendre un nouvel exercice, comparés aux chiens éduqués par la réprimande physique." (5)

 

Sources

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Biais_cognitif
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Argument_d%27autorit%C3%A9
(3) http://www.cnrtl.fr/definition/m%C3%A9thode
(4) https://www.3piliers.com/le-chien/le-chien-de-nos-jours/pourquoi-l-homme-frappe-son-chien/
https://www.3piliers.com/le-chien/relation-homme-chien/dressage-de-chien-la-soumission-imaginaire/
(5) Étude réalisée par: N. J. Rooney & S. Cowan, Groupe d’Etude du Comportement et du Bien-être Animal – Université de Bristol (Royaune-Uni). “ Training methods and owner-dog interactions: Links with dog behaviour and learning ability ” Applied Animal Behaviour Science (2011).

 

23/06/2018


L'esprit critique

 

Les 3 piliers est partisan et utilisateur de l'esprit critique. L'esprit critique est une dynamique et une manière d'interpréter le monde avec les meilleurs moyens psychologiques et scientifiques qui soit. L'esprit critique prend sa source dans le fait qu'il n'est jamais acquis de façon définitive et il peut toujours nous arriver d'en manquer, de ne suffisamment pas se laisser entraîner par nos opinions, nos préjugés, nos biais cognitifs et de laisser de côté des aspects de la réalité qui nous empêchent de nous remettre en question. L’esprit critique consiste à analyser et à évaluer la consistance des raisonnements, en particulier les énoncés que la société accepte comme vrais dans le contexte de la vie quotidienne. Cette évaluation peut avoir lieu au moyen de l’observation, de l’expérience, du raisonnement ou de la méthode scientifique. L’esprit critique exige clarté, précision, équité et évidences, étant donné que son but est d’éviter les impressions particulières. En ce sens, il est associé au scepticisme et à la détection de supercherie. Moyennant le processus qu’implique l’esprit critique, la connaissance et l’intelligence sont sollicitées pour parvenir à une position raisonnable et justifiée sur un sujet donné. Parmi les démarches à suivre, les experts signalent qu’il faut adopter l’attitude d’un penseur critique; reconnaitre et éviter les préjugés cognitifs; identifier et caractériser des arguments; évaluer les sources d’information; puis, évaluer les arguments.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Esprit_critique


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Les cinq droits de la charte

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_de_Munich


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