Le chien n'a pas de maître

Le chien n'a ni dieu ni maître

De nombreux propriétaires de chien se posent des questions sur la relation qu'ils peuvent entretenir avec leur chien. Soit pour approfondir leurs connaissances sur l'animal avec lequel ils vivent, pour se rassurer, ou pour trouver des réponses aux frustrations générées par les difficultés de communication entre nos deux espèces.

Même si l'être humain pense avoir un caractère dominant, ce n'est qu'une illusion aux yeux du chien. Aussi incroyable que cela puisse paraître pour encore un certain nombre de « croyants ». Il est totalement erroné au niveau éthologique que la hiérarchie ne puisse avoir jamais existé entre l'homme et le chien. Ces croyances populaires encore tristement beaucoup répandues ne sont que des certitudes anthropocentriques.

De plus il est nocif de baser cette relation sur ce type de fonctionnement, car d'une part c'est incompréhensible et incohérent pour le chien. D'autre part dans une grande partie des cas de figure, ces relations sont basées sur la crainte. C'est-à-dire que le chien va vivre ou s’exécuter pour éviter le « joug » de son maître. En présence de celui-ci, tout ce qu'il va vouloir entreprendre dans ses déplacements au quotidien, ou je suis, ou je me couche par rapport à lui, ou est-il... va en permanence lui laisser en tête d'être attentif aux « humeurs » de cet être incompréhensible. Un exemple type était le chien qui fugue. L'homme s’évertue à maintenir le chien enfermé par des clôtures, des grillages, des clôtures électriques invisibles... Ce n'est pas le chien qui fuit et ce n'est pas lui le coupable. C'est l'humain qui a inventé ce terme pour justifier le fait qu'il n'a pas réussi à garder son chien enfermé ou qu'il s'y trouve bien. Le chien n'a ni Dieu ni maître, l'appel de la liberté est plus fort.
    
Est-il vrai que lorsqu'un chien arrive dans une maison, c'est lui qui choisit son maître et non l'inverse ? Le chien est un animal social, donc qui par nature aime vivre en groupe. Il est inconcevable de pouvoir en vouloir un seul instant à un chien particulièrement sociable de devenir incontrôlable quand les autres membres du groupe rentrent le soir, alors que le chien a passé la journée avec son/sa propriétaire., il prendra ce qui lui convient chez celui/celle qui voudra bien lui donner (temps, jeux...) Réponse identique quand un propriétaire élève un chiot, et que celui-ci décide d’obéir à quelqu'un d'autre que lui-même. Quoi de plus normal, le chien n'a ni Dieu, ni maître.

Certains propriétaires ont du mal à s'imaginer avoir un chien dont ils pensent ne pas pouvoir être le « maître ». Ces besoins de contrôle, ces impératifs d'obéissances, ne sont que des notions humaines dont le chien ne peut avoir conscience d'une part, et d'autre part dont il va en subir les conséquences. Car ce n'est pas « normal » qu'il n'écoute pas « L'Homme » de la maison. Le chien n'a ni Dieu ni maître, notre relation qui remonte maintenant à des milliers d'années c'est baser sur une collaboration et une cohabitation. Pas sur des notions « tu es là pour m’obéir. »

Nous avons oublié qu'il a été une aide précieuse dans les améliorations de nos conditions de vie. Il nous a aidé dans le début à subvenir à nos besoins en étant d'une aide précieuse quand nous ne subsistions que par l'intermédiaire de la chasse. Tomber en désuétude, nous l'avons modifié et adapté pour nous aider quand nous avons domestiqué des animaux de ferme....

Et c'est avec notre anthropocentrisme et notre anthropomorphisme, que nous le remercions ?


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