Odorologie canine

Odorologie

L'odorologie, la nouvelle arme de la police scientifique ? Il est extrêmement monotone de constater qu'uniquement pour des questions de pur référencement, des sites internet parlent d'odorologie comme s'ils pratiquaient cette discipline tous les jours. Et que ces sites de pseudos information n'ont jamais vu l'ombre d'un chien, ni jamais formé un chien de détection de toute leur vie. L'odorologie est une technique d'identification et de reconnaissance de suspect par l’odeur. Elle a été mise au point en Hongrie il y a plus D'UNE TRENTAINE D'ANNEE !!! Alors que l'odorologie n'a été mise en place et testée que depuis 2003 par la Police technique et scientifique française.

La méthode consiste à recueillir sur la scène d'un crime, dans un véhicule... au moyen de bandes de tissu spécial, (matière qui se rapproche de ce qui est utilisé dans les couches pour enfants) les signatures olfactives laissées aux endroits où l'auteur est susceptible d'en avoir déposé. Placées sous scellés dans un bocal stérile, ces bandes vont conserver l'odeur dont elles sont imprégnées pendant une période pouvant aller jusqu'à dix ans. Et si besoin est, d'être comparées avec la signature olfactive d'un suspect. Les odeurs sont malgré tout volatiles par nature. Passé quatre jours, le prélèvement de l'odeur devient moins efficace. 90% des résultats positifs se situent dans les 24 heures du prélèvement. Pour répondre à strict protocole, les échantillons d'odeurs, lors du prélèvement sont réalisés avant la recherche d'empreintes digitales ou d'ADN. Ensuite, il est placé dans une enveloppe de feuille d'aluminium pour «fixer» l'odeur pendant au moins une heure.


Quand un suspect est arrêté, il lui est demandé de mélanger à la main un chiffon pour l'imprégner de son odeur, pendant dix minutes. Qui est ensuite scellé dans un bocal de référence. C'est cette odeur de référence qui va être présentée au chien lors de ses passages.

Lors d'un marquage positif du premier chien. Un deuxième passage avec un autre chien est effectué afin de valider l'identification. Méthodologie efficace et d'une très grande fiabilité, qui malgré tout n'est toujours pas considérée à sa juste valeur par des autorités judiciaires réfractaires et rigides de nature. Ses instances ne peuvent pas faire confiance à un animal, pour qui chaque être humain a une carte d'identité olfactive unique !
     
Les quelques pays qui présentent un intérêt à cette méthode sont: la France, Cuba, certains lands Allemands et la Belgique. Alors que les instances judiciaires de la Hongrie, forte de ces longues années d'expérience, reconnaissent et retiennent cette pratique comme élément de preuve devant un tribunal.

Mise à jour du 27/04/2017 : Selon une étude parue en 2016, publiée dans la revue en ligne payante PLOS ONE et menée par le Centre de recherche en neurosciences de Lyon, qui associe des scientifiques du CNRS, de l'université Lyon-1 Claude-Bernard et de l'Inserm. Les scientifiques lyonnais ont analysé 18.200 essais réalisés entre 2003 et 2013 par 13 chiens de la Sous-Direction de la police technique et scientifique basée à Ecully, près de Lyon. L'étude démontre "qu'au terme d'un programme d'entraînement de 24 mois, les chiens parviennent à reconnaître l'odeur d'une même personne dans 80 à 90 % des cas et ne commettent jamais d'erreur en la confondant avec des odeurs de personnes différentes". Les 10 à 20 % d'absences de résultats positifs résultent de la qualité du prélèvement ou de l'odeur elle-même et non d'un déficit de reconnaissance. À noter : Comme prévu et contrairement à l'obstination de l'administration Française le Berger allemand s'est révélé meilleur dans l'exercice, que les Berger Belge "sans doute parce qu'ils sont plus disciplinés et plus attentifs". Faux et archi faux !! Le Berger Belge est simplement beaucoup, beaucoup plus nerveux et moins adaptés à la détection de précision et de réflexion.



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