Chiens détecteurs de cancer de la prostate, du sein et du poumon

Chien détecteur de cancer

Les chiens détecteurs de cancer utilisé dans la parution du mois de février 2011, d'European Urology ont permi Jean-Nicolas Cornu et ses collègues de confirmer l'efficacité des chiens de détection de cancer de la prostate sur des échantillons d'urine humaine. Les chercheurs décrivent que les composées organiques volatiles (COV: Ils regroupent une multitude de substances qui peuvent être d'origine naturelle ou d'origine humaine. Leurs volatilités leur confèrent une aptitude à se propager plus ou moins loin de leur lieu d'émission) dans l'urine ont été définies comme marqueurs chimiques du cancer pour le chien.

Dans cette étude, un berger belge a été formé comme chien détecteur de cancer à mémoriser l'odeur d'urine humaine et de reconnaître les personnes ayant un cancer de la prostate, par l'intermédiaire de ce marqueur biologique. Tous les échantillons d'urine ont été congelés pour la préservation et chauffé à la même température pour tous les tests. Après une phase d'apprentissage d'une durée de 24 mois, la capacité du chien détecteur à discriminer le cancer de la prostate dans l'urine a été testé et contrôler dans une procédure en double aveugle.

L'urine a été obtenu à partir de 66 patients soumis à l'examen d'un urologue pour détecter l'antigène prostatique spécifique élevé ou anormal. Tous les patients ont subi une biopsie de la prostate et deux groupes ont été constituer: 33 patients atteints de cancer et 33 témoins présentant des biopsies négatives.

Le chien a terminé toutes les identifications et correctement désigne les échantillons de cancer dans 30 des 33 cas. Sur les trois cas classés à tort comme étant des échantillons positifs au cancer, un patient a de nouveau repassé une biopsie, et un cancer de la prostate a été diagnostiqué. La sensibilité et le taux de réussite sont donc de 91%. Cette étude montre que les chiens peuvent être entraînés à détecter le cancer de la prostate en sentant l'urine humaine, avec un pourcentage de réussite vraiment significatif. L'identification des composées organiques volatiles pourrait donc conduire à un outil potentiellement très utile pour dépistage cancer de la prostate. Une généralisation, où tout du moins une augmentation de ce type de pratique ajouterait encore une corde à l'arc du chien détecteur, dans son utilisation à but utilitaire.

Des chiens renifleurs pour détecter le cancer du poumon et du sein

Une étude publiée en 2006 met en avant des preuves scientifiques qui démontrent la fiabilité du chien renifleur dans la détection du cancer du poumon et du sein. Après des études publiées dans les principales revues médicales, la confirmation de la capacité du chien dressé à détecter les mélanomes et les cancers de la vessie c'est avérer probante. Les dernières études ont eu pour but d'affiner les recherches quant à la capacité du chien à détecter les cancers uniquement en reniflant l'haleine des patients. Les tests s'effectuant à l'aide de flacon disposé au sol, avec un marquage assis ou couché. Les taux de réussite ont atteint un niveau de précision entre 88% et 97%, avec un dressage ne dépassant pas 3 semaines. Des débuts extrêmement prometteurs qui laissent imaginer un développement à grande échelle de cette pratique.

Les cellules cancéreuses libèrent de petites quantités de substances volatiles non produites par les cellules normales. Dans ce travail, les chiens renifleurs sont formés pour identifier les différents types de cancer volatiles des échantillons d'urine. Les cliniciens et les scientifiques étudient les données recueillies pour les aider dans le développement d'un système de dépistage du cancer avec un coût moindre, non invasif et de détection précoce sous la forme d'un "nez électronique".

Nez de chien électronique pour détecter le cancer

L'objectif de la formation de ce type de chien renifleur est de servir de base pour la création du nez électronique de détection. Selon les chercheurs un nez électronique va peut-être bientôt être en mesure de détecter le cancer en utilisant un tableau de nano-capteur conçu à l'institut de technologie d'Israël. Le dispositif utilisé comme alcootest-nanoparticules d'or disposées sur un substrat de silicium pour identifier non seulement la présence d'un cancer, mais la spécificité du cancer détecté.

Le tableau nano-capteur était fabriqué à partir d'électrodes en or interdigités qui ont été disposées selon un motif circulaire et déposé par un faisceau d'électrons sur des wafers (un wafer en micro-électronique est une galette, une tranche, ou une plaque de semi-conducteur) de silicium recouvert d'un oxyde thermique. Le dispositif de l'ordre du millimètre sépare les électrodes de 20 micromètres, chacun recouvert de nanoparticules créé avec des récepteurs conçus pour attirer un autre type de molécule. Ces marqueurs du cancer se trouvant dans l'haleine. L'ensemble a été montée sur un circuit imprimé à l'intérieur d'un dispositif d''alcootest. Lorsqu'ils sont exposés au souffle des patients, toutes les molécules occupant les récepteurs sont déposées sur les nanoparticules qui changent la conductivité électrique de l'électrode. Cela permet donc d'identifier le type de cancer qui a été détecté. Dans les essais avec cinq différents groupes d'essais de 177 bénévoles, le tableau des nano-capteurs a été capable de distinguer le souffle des personnes saines des poumons, du sein, de la présence de cancer colorectals et de la prostate. La sensibilité requise est seulement de quelques molécules par milliard pour détecter les états cancéreux.

S'agissant d'étude expérimentale la prochaine étape est de développer une version clinique qui peut être utilisée pendant des examens médicaux annuels de routine et qui peut non seulement détecter des cancers actifs, mais aussi fournir une alerte précoce pour la détection des états précancéreux.

Source : Olfactory Detection of Prostate Cancer by Dogs Sniffing Urine: A Step Forward in Early Diagnosis 01/02/2011
Colin R. Johnson 12/08/2010 eetimes.com



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