Le syndrome de privation sensorielle chez le chien

Le syndrome de privation du chien

Le syndrome de privation sensorielle est un énorme handicap psychologique pour le chien caractérisé par : "l'absence ou l'insuffisance de développement des comportements exploratoires et sociaux, accompagné d'un processus anxieux et d'une inhibition plus ou moins poussée chez des animaux élevés pendant leur période sensible dans un milieu sensoriellement pauvre et plongé ensuite dans un milieu beaucoup plus stimulant." (B. Heude).

Contrairement au matraquage mensonger d'une certaine frange de la profession ou en relation, il ne s'agit pas d'une maladie !  L'objectif est de faire croire que vu qu'il s'agit d'une maladie, il faut médicaliser ce genre de souffrances et de problème. Alors que bien au contraire, tous bon éducateur canin, avec la collaboration de ses propriétaires, est à ce jour capable de régler définitivement un syndrome de privation à n'importe quel stade. Il ne se cache donc derrière ces propos, que soit une totale incompétence, soit une volonté purement et simplement commerciale.

Exemples de symptômes :

  • possibilité d'agression par irritation ou par peur (par peur en laisse, par irritation liée à la crainte sur un enfant)
  • mictions et défécations émotionnelles
  • anticipation des situations inquiétantes.
  • absence de symptômes de peur hors du milieu anxiogène.
  • manifestations phobiques en présence d'objets ou de personnes inconnues.
  • postures pathognomoniques (expectatives et exploration statique).

Les différents stades :

  • Stade 1 :

chiot qui dès l'arrivée chez son nouveau propriétaire montre des signes de panique en présence de certains évènements, et qui au bout d'environ une semaine n'est toujours pas capable de supporter ces évènements qui sont pourtant récurrents dans la vie de ses propriétaires. Il faut néanmoins attendre une semaine pour être sûr qu'il ne s'agisse vraiment de troubles phobiques et non pas d'un état de détresse successif du chiot qui vient d'être séparé de sa mère, de sa fratrie ou de son environnement. Principalement quand le chiot a été séparé de sa mère à 8 semaines.

  • Stade 2:

Les comportements à observer sont un chiot qui passe ses journées à se cacher et qui mange la nuit quand tous les êtres humains sont absents. Les comportements d'exploration statiques et l'intolérance aux changements, de manière globale. La posture d'expectative: Phase 1, le chien aperçoit un objet inconnu qui l'inquiète.
Phase 2: Il se bloque à distance de l'objet la queue entre les pattes. Phase 3: Il tend la tête vers l'objet, les oreilles en arrière, la queue sous le ventre, à l'affût du moindre mouvement de l'objet inconnu.

  • Stade 3:

A ce stade la question se pose très sérieusement sur la potentialité du fait que le chien va souffrir toute sa vie. Certains prétendent que ce stade est rédhibitoire, et qu'il est inutile de tenter quoique se soit. Sans tomber dans la sensiblerie et l'égoïsme, le travail est immense, mais...? Les comportements à observer sont: le chiot vit caché, gémi souvent, refuse de s'alimenter, des phases de sommeil très agitées et fait de manière répétitive ses besoins dans sa zone de couchage (qui en soi est le signe d'un trouble psychique majeur). Dans tous les cas l'entière responsabilité incombe à l'éleveur ou, aux personnes qui ont fait naître ce chiot. Ce type de trouble de comportement est inexcusable car il dépend intégralement de la responsabilité de l'être humain.



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