L'activité physique du chien : effets sur le comportement du chien

Les effets de l'activité physique sur le comportement du chien

Afin d'étudier les effets de l'activité physique sur le comportement du chien, un questionnaire divisé en 4 sections a été utilisé. Sur la base des 234 questionnaires recueillis, il a été possible de créer deux groupes: groupe de chiens actif (AD) composée de 94 sujets qui ont effectué de l'activité physique et un groupe de 140 chiens sédentaires (SD).

Par rapport au groupe SD, les chiens dans le groupe AD ont montré significativement plus de comportements tels que: "courir après des véhicules et des personnes" et "explorer les objets", mais moins de comportements comme: "Tourner sur lui-même" et "du chevauchement". Ces comportements sont parfois des indicateurs d'un état de stress qui peuvent être causés par la frustration.

L'activité physique, surtout si elle est effectuée par le sport, exige que l'animal développe une remarquable capacité à faire face à la frustration et maintenir le contrôle de soi. Cela pourrait être la raison pour laquelle ces comportements sont moins exprimés par des chiens appartenant au groupe AD. Cet effet est encore plus grand chez les chiens qui pratiquent l'agility par rapport à d'autres sujets de l'échantillon, probablement aussi à cause de l'utilisation du renforcement positif pendant l'entraînement de ce sport. Les chiens qui pratiquent l'agility spectacle, avec une fréquence statistiquement significative, ont une moindre tendance à être agressif envers les autres chiens.

Une explication possible peut se trouver dans la meilleure socialisation intraspécifique à laquelle ces animaux sont soumis, ayant des contacts fréquents avec les autres chiens lors de manifestations sportives.

Une différence entre le groupe AD et SD existe aussi pour les deux autres comportements: " courir après des véhicules, vélos ou des personnes" et "explorer les objets" qui sont exprimés plus dans le groupe AD. UIl n'est pas possible d'exclure que ces résultats peuvent être causés par le nombre élevé de Border Collie qui sont présents dans l'échantillon.

En conclusion, ces données préliminaires semblent indiquer une possible influence de l'activité physique sur le comportement du chien, avec des effets positifs au sujet de certains comportements indésirables qui sont moins exprimés. Une attention particulière devrait être accordée à ces comportements plutôt que la sélection souvent magnifiée à des fins utilitaires, même si le chien est utilisé pour des tâches particulières.

16/10/2016

Source : Marcella Zilocchi, Zalea Tagliavini, Elisa Cianni, Angelo Gazzano



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