Le flair, l'odorat du chien que tu crois connaître

L'odorat du chien

Le flair, l'odorat est très différent chez le chien par rapport à l'homme. Comment les chiens voient le monde avec leur truffe. Vulgaire copié/coller de bon nombre de sites internet ou de pseudos individus qui non jamais travaillé ou exploré les capacités de l'odorat du chien plus loin que : "cherche ta baballe". L'odorat du chien est primordial pour évoluer, se déplacer et appréhender le milieu extérieur. Si ce n'est l'évidente utilité du sens aigu de l'odorat pour la détection des proies dont il n'a plus besoin à ce jour de courir après pour survivre.

 

Tout un chacun voit son chien se servir de son nez pour rechercher des informations sur un poteau, le long d'un mur ou au sol. De nombreuses fonctions sociales et de communication sont coordonnées par l'olfaction. Même après une partie de sa vie consacré avec passion à pratiquer et à observer les comportements olfactifs chez le chien (détection d'épilepsie, recherche utilitaire, questage, détection...). Il n'est pas possible autrement, que de continuer à s'émerveiller devant ces capacités et surtout cette finesse dans la capacité à lire le monde extérieur avec son nez.

À croire que les capacités olfactives du chien semblent totalement ignorées par la majorité des clowns qui trusts les premières places, quand on cherche des informations sur internet, sur l'odorat du chien. Combien de pratiquants de chiens de recherche de personnes disparues, de chiens de détection... n'auront jamais la parole, alors qu'ils possèdent un degré de connaissance tel, que ces pseudos vendeurs de soupe congelée de "l'odorat du chien", passe pour des débutants et n'atteindront jamais ce niveau là de toute leur vie.

La capacité du chien à "goûter" l'air reste une partie de son métabolisme et de ses comportements qui reste peu étudier.
L'organe voméro-nasal ou organe de Jacobson est un dispositif sensoriel spécialisé situé dans la partie antérieure de la bouche, avec des conduits débouchant dans la bouche juste derrière les dents de devant. L'organe est une structure allongée qui est bordée de cellules réceptrices olfactives. Ces cellules sont similaires à celles trouvés dans la muqueuse olfactive, sauf qu'elles utilisent des microvillosités (Minuscules prolongements de la membrane donnant un aspect velu et se présentant sous la forme de doigts apparaissant comme des saillies à la surface d'une cellule) au lieu de cils.

Les informations reçues par ces cellules réceptrices permettent via le bulbe olfactif d'accéder directement au le système limbique. Bien qu'il y ait un certain chevauchement entre le système olfactif et l'organe voméro-nasal, celui-ci est particulièrement bien adapté pour la détection de molécules de phéromone d'un poids supérieur et détecté de manière moins fiable par l'olfaction.

Cette différence rend l'organe voméro-nasal plus sensible pour la détection des messages chimiques non volatiles déposées dans l'urine et d'autres sécrétions corporelles. Une fonction importante de l'organe voméro-nasal est la détection et l'analyse des phéromones sexuelles.

Odorat du chien : anatomie et utilité

Le chien semble se dresser au-dessus du point qu'il sent, sa lèvre supérieure se relève, sa bouche s’entrouvre légèrement. cette grimace permet aux narines de se fermer et l’inspiration se fait par la bouche. La terminologie anglo-saxonne de ce comportement est le « flehmen » ou le « Lip Curl ». Lorsqu'il donne des coups de langue, elle est poussée rapidement contre le toit de la bouche, des dents, parfois même une mousse abondante apparaît. Les coups de langue sont souvent observés après qu'un chien lèche une tache d'urine, suivant l'échange des parades de menaces réciproque entre deux mâles rivaux.    

Quand les antagonistes sont séparés, l'un ou l'autre peut projeter leurs nez vers le haut et lancer des mouvements rythmiques reniflants et des coups de langue. Le chien peut effectivement extruder avec des légers coups de langue dans le but de prélever un échantillon. Il y a souvent une rétraction des commissures des lèvres avec une légère élévation de la bouche.

Si les chiens présentent une réponse de type flehmen, cela demeure controversé par de nombreuses autorités scientifiques qui pensent que le chien ne se sert pas réellement de l'organe voméro-nasal pour "gouter l'air". Sous prétexte que certaines espèces de canidés comme le coyote ou le chacal ne semblent pas présenter ce type de réponse.

Si ce n'est clairement pas le cas, selon Adams et Wiekamp, . qui ont identifié plusieurs types de récepteurs de l'épithélium voméro-nasal et ont conclu que l'organe voméronasal canin est "très développé et unique parmi celles des mammifères adultes" (1984). Quoique le système organe voméro-nasal pût être moins bien développé chez le chien que chez certains autres animaux comme les rats et les chats, il s'agit d'un organe fonctionnel d'une certaine importance pour les chiens.
Malheureusement, l'importance de l'utilisation des informations dont le chien peut en faire n'est pas bien connue. Ces informations ont probablement un certain rôle fonctionnel dans l'échange d'informations sur les phéromones, le statut social et l'état de reproduction de l'animal.

L'odorat chez le chien

Le Dr. Erich Klinghammer www.wolfpark.org a découvert un phénomène intriguant dans le comportement des loups impliquant la phéromone méthyle p-hydroxybenzoate de phéromone asexuée. Certains résultats préliminaires peuvent soutenir une fonction sexuelle dans l'utilisation du système organe voméro-nasal a été trouvée dans cette étude de la réponse du loup à cette phéromone. Pendant la saison de reproduction, des loups en captivité subordonnés peuvent courtiser et monter une femelle œstrale sans ingérence du mâle alpha, jusqu'à ce qu'il détecte la présence de cette hormone importante dans le déclenchement du comportement sexuel. jusqu'à défendre activement et farouchement ses droits d'exclusivité. L'apparition de méthyle p-hydroxybenzoate dans les sécrétions utérines d'une louve coïncide apparemment avec l'ovulation et le déclenchement des chaleurs.

Au niveau détection, l'utilisation de cet organe se voit sur les chiens en odorologie. Au moment de l'inhalation de l'odeur de référence, le chien ouvre la bouche, retrousse les babines et lèche l'intérieur du bocal pour s'imprégner fortement de l'odeur qu'il a par la suite à identifier. Méthode mise en place par les formateurs . Peu importe, cela pourrait démontrer que l'utilisation chez le chien domestique de l'organe voméro-nasal peut être utilisée pour "gouter l'air" par uniquement dans le cadre de recherche d'informations donner par un congénère. Mais aussi dans la mémorisation ou l'imprégnation temporaire d'une odeur.



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