Quel avenir pour le chien ?


Quel avenir pour le chien dans la société occidentale ? Compte tenu de l’évolution probable des besoins de l’homme il est fort probable que le chien ne devienne à terme plus qu'uniquement, un animal de de compagnie. Il est clair que certaines fonctions comme les chiens de berger ou les chiens de protection de troupeau n’ont plus la même utilité que jadis. Certaines fonctions subsistent, mais les besoins qu’elles permettent de satisfaire sont moins impérieuses qu’autrefois. Les chiens de chasse en sont le meilleur exemple. Autrefois aide indispensable dans la recherche de nourriture, ils ne sont plus guère maintenant qu'un accessoire auxiliaire et futile d’une activité de loisir.

La consanguinité.


La consanguinité est l'accouplement au sein d'une famille commune, tel que père x fille, frère x sœur, grand-père x petite fille etc. Le plus fort taux de consanguinité est celui qu'on observe entre frère et sœur, puis entre parent et enfant, et ainsi de suite. La reproduction entre sujets d'une même famille, mais séparée par plus d'une génération (oncle et nièce est souvent désigné par en ligne ou apparentement pour la distinguer de la consanguinité étroite.
  Si la société humaine réprouve ce type d'union, c'est en réalité bien plus souvent pour des raisons économiques ou sociales que pour des raisons de santé, et il faut bien être conscient que l' « élevage, c'est justement l'exploitation des pseudos bénéfices de la consanguinité. Il n'est estimé souvent que, du moment que quatre générations au moins séparent deux reproducteurs, l'effet de la consanguinité est négligeable, sinon nul. Ce qui semble être en réalité totalement faux quand on constate les problèmes de tares génétiques auxquelles vont être confrontées bon nombre de « races » de chiens. C'est pourquoi les pedigrees officiels et mensongers ne comportent que trois échelons de parenté (parents, grands-parents, arrière grands-parents).
 

L’évolution actuelle de la consanguinité.

Aujourd’hui encore, la sélection chez le chien se fonde grandement sur le choix de l’ascendance, de façon anecdotique sur l’individu et, indubitablement sur la consanguinité. Concernant cette consanguinité, même si elle devrait souffrir d’une image épouvantable du fait de son rapprochement, soit anthropomorphique avec l’inceste, mais la reproduction entre membres d’une même famille aura servi à une certaine époque de ciment à toutes les espèces animales et végétales domestiques : Ainsi tous les bergers Allemands du monde ont pour ancêtre commun Horand von Grafrath, le chien de Von Stephantiz, créateur de la « race » (Dupuis, 1995). Aujourd’hui, on ne compte plus les champions de pseudo beauté, dont le père est aussi l’oncle, ou la mère la grand-tante de Horand von Grafrath. Chez certains, on trouve le même individu sur trois ou quatre générations du pedigree. En fait, marié entre eux des sujets possédants déjà un patrimoine génétique commun favorise la formation de paires de gènes homozygotes. C’est de ce principe que découlent toutes les applications de la consanguinité.

Tout d’abord, la multiplication de gènes homozygotes agit comme un révélateur. Les gènes récessifs sont systématiquement masqués par les dominants en cas de paires hétérozygotes. Une homozygotie
accrue permet au contraire leur remontée à la surface. Des caractères cachés du génotype apparaissent alors dans le phénotype (Ensemble des caractères observables d'un individu. Le phénotype correspond à la réalisation et à l'expression des gènes, mais aussi des effets du milieu et  de l'environnement). Ainsi l’élevage incestueux à été accuser de fabriquer tares et difformités. Un des exemples flagrants serait le bouledogue anglais dont beaucoup de femelles ne peuvent mettre bas que par césarienne !! Il est possible de constater tous les jours que ce type d’alliance peut faire naître des chiots anormaux, mais même si Trumler (1974), « la consanguinité n’engendre pas ces vices, elle ne fait que les révéler. » Mais la nature essaye toujours de se préserver, elle adopte un  seuil de sécurité. Après une longue série d’unions consanguines trop étroites, les sujets de dernière génération s’avèreront stériles.

 
D’un point de vue pratique, les éleveurs peuvent procéder de différentes manières.

L’in-breeding:

Ou la consanguinité étroite, qui consiste à accoupler des sujets proches parents (père et fille, mère et fils, frère et sœur....). Elle assure des résultats rapides et spectaculaires. Les éleveurs l’utilisent soit pour fixer un trait précis soit pour resserrer sur un individu précis.

Le line-breeding:

Ou consanguinité large. Moins radical cela consiste en unions plus éloignées (petit-neveu et grand-tante, grand-oncle et petite-nièce...). Cette méthode permet de garder le type, non plus d’un individu précis, mais plutôt d’une lignée. Qu'elle soit étroite ou lointaine, une consanguinité réussie passe avant tout par le choix des géniteurs utilisés. S’il est toujours important, ce choix devient capital quand on croise des sujets au patrimoine commun. Les partenaires doivent donc être de qualité exceptionnelle en ce qui concerne le trait à fixer, et n’avoir aucun défaut lourd que cela soit au niveau santé ou au niveau du morphotype. La préférence revient logiquement à un reproducteur dont la valeur aura déjà été prouvée par des accouplements précédents. D’autre part, parmi les chiots nés de cette union consanguine, il faudra opérer une sélection des plus sévères, seuls les meilleurs sujets devant se reproduire à leur tour. Néanmoins, des lignées prestigieuses se sont éteintes par le passé faute d’un apport de sang étranger réalisé à temps. Tout ceci n'est qu'une vision utopique, car l'immense majorité des milliers de pseudos éleveur ne se soucie pas, soit pour des raisons financières ou ne possède aucune de ces notions.

Si grands seraient les attraits d’une consanguinité bien maîtrisée, il faut un jour penser à la retremper avec un autre courant de sang afin d’éviter la chute de la prolificité et de la variabilité des caractères, appelée impasse génétique.

En conclusion, la sélection est chez le chien, extrêmement ancienne et n'a toujours concerné qu’une petite fraction de la population canine représentée uniquement par les chiens inscrits au LOF (Livre des Origines Françaises). Aujourd’hui l’importance numérique demeure limitée au regard de la totalité des effectifs. L’existence d’une forte proportion de métisses issues de croisements les plus divers (les fameux corniauds) est l’une des originalités génétiques de l’espèce canine et permettra surement un jour de reconstruire ou d'apporter du sang neuf dans des « races » de chiens totalement dénaturé que cela soi au niveau physique que comportemental.

29/07/2015

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