Discrimination visuelle des espèces du chien


Un mécanisme de perception visuel doit être rapide et efficace afin de fournir des informations fiables sur l'environnement et les êtres vivants afin de faciliter la survie et une adaptation réussie. Parce que les mécanismes cérébraux spécifiques aux espèces pour la vision rapide doit avoir évolué sous la forte pression de l'efficacité, il a été jugé que différents individus voient le monde physique de la même manière et produisent des fonctions psychophysiques de la discrimination visuelle qui sont qualitativement les mêmes. Cela n'avait jamais été démontrer chez le chien dans la discrimination visuelle des espèces.

Pour des individus d'une même espèce sociale comme le chien, comprenant une énorme disparité de forme et de taille, les rencontres entre chien impliquent la reconnaissance des similitudes entre les individus qui appartiennent à cette même espèce et à un certain groupe. Jusqu'ici les recherches ont montré que chez certaines espèces, les individus reconnaissent plus facilement, ou sont plus attirés par les images d'individus appartenant à leur propre espèce que ceux appartenant à une autre espèce. Mais chez le chien il planait toujours l'interrogation sur le fait qu'il était capable de reconnaître un congénère qui ne lui ressemblait que très peu, sauf sous la forme d'un quadrupède.

Le but de l'étude réaliser par Dominique Autier-Derian, Bertrand L. Deputte, Karine Chalvet-Monfray, Marjorie Coulon et Luc Mounier était de déterminer si les chiens pouvait distinguer tout type de chien provenant d'autres races et pouvait regrouper tous les chiens quels que soient leurs phénotypes dans la même catégorie.
 L'équipe a étudié ce phénomène chez le chien domestique, qui est l'espèce ayant la plus grande variété morphologique parmi toutes les espèces animales. En effet, près de 400 races de chiens sont enregistrés.

L'équipe à analysé si malgré cette grande diversité de phénotypique présenté cela pouvait représenter un défi cognitif pour le chien qui doit reconnaître des congénères, lorsqu'il est confrontés à d'autres espèces, en utilisant uniquement des repères visuels.

Sur un écran d'ordinateur ils ont exposé les chiens à des stimuli variés: images de visages de chiens, des images d'espèces autres que des chiens provenant de 40 espèces différentes, y compris des animaux domestiques et sauvages. L'étape de généralisation consistait en la présentation d'un large échantillon d'images de paires de têtes de chiens de différentes races et de races croisées avec celles des autres espèces de mammifères, humains y compris. Avec une inversion de phase suivie de l'étape de généralisation.
 

Dans l'ensemble, les chiens ont été présentés à plus de 144 paires d'images à sélectionner. Les auteurs ont observé que les neuf chiens pouvaient discriminer tout type de chien provenant d'autres espèces, et pouvaient regrouper tous les chiens ensemble, quelle que soit leur race, en une seule catégorie.

Chacun des neuf sujets a été en mesure de regrouper toutes les images de chiens dans la même catégorie. Ainsi, les chiens ont la capacité de discrimination des espèces en dépit de leur grande variabilité phénotypique, basé uniquement sur des images visuelles de têtes.

Les résultats suggèrent que le chien peut former une catégorie visuelle des visages de chiens et des photos de groupe de chiens très différentes dans une seule catégorie, en dépit de la diversité des races de chiens. En effet, les neuf chiens ont été en mesure de regrouper toutes les images de chiens dans la même catégorie.

Les auteurs concluent: «Le fait que les chien soit capable de reconnaître sa propre espèce visuellement, et que il est de grande capacité olfactives discriminatoires, assure que le comportement social et l'accouplement entre les différentes races est toujours potentiellement possible. Bien que les humains ont tendu l'espèce canis familiaris à ses limites morphologiques, et que son entité biologique est été préservée."

Dominique Autier-Derian, Bertrand L. Deputte, Karine Chalvet-Monfray, Marjorie Coulon, Luc Mounier. La discrimination visuelle des espèces chez le chien (Canis familiaris). Animal Cognition, 2013


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