Le chien de race de compagnie

On peu juger la grandeur d'une nation par la façon dont les animaux y sont traités (Gandhi)

Constat pitoyable !

Le chien domestiqué par l’homme, s'est progressivement adaptés à cette relation, jusqu’à en devenir étroitement dépendants.

A l’origine, le chien à été domestiqué pour sa compagnie et surtout son utilité : il chassait (la chasse était alors un moyen de subsistance pour l'homme), servait à la guerre, rassemblait et défendait les troupeaux, montait la garde, tirait les charrettes…  En échange de quoi il était nourris et hébergés. De nos jours ce n'est plus le cas, dans les pays occidentaux une famille sur deux possèdes un "chien de compagnie". Qui n'a généralement d'utilité que d'être un animal "pot de fleur vivant" Qui n'est là que pour réconforter son propriétaire, occuper ses enfants... quand il en a besoin.

La majorité des chiens qui ont été sélectionner depuis tant d'année l'ont été pour "travailler". Tout du moins pour avoir des activités intellectuels quotidiennes. Ces chiens de races sélectionnés avec rigueur pour leur particularités, sont devenus des chiens de race de compagnie. Leur vie se résume à de longues périodes d'inactivité, de très longues périodes de solitude dans un milieu confiné, pauvre en stimulation, des sorties attachés (par peur qu'il ne revienne pas, parce qu'il ne reviens pas ou par fainéantise), sans jamais rencontrer ou très peu de congénères. Leur unique activité intellectuelle étant d'aller se "promener" ou jouer avec son/sa propriétaire pendant 10 min (car il n'a que ce temps à lui consacrer)

Et le reste du temps, quand il faut descendre trois étages pour satisfaire à ses besoins naturelles, après huit  ou dix heures de solitude.   C'est la corvée !

Si l'on comptabilise les services rendus à l'espèce humaine, il mériterait qu'on lui érige comme beaucoup d'autres animaux, un édifice, à l'image de son empreinte. Immense.

Là où le chien excelle aujourd’hui, c’est dans son rôle social d’animal térapeuthe.
Celui qui partage la vie quotidienne, fait partie de la famille et de la maison, que l’on peut
choyer, cajoler, avec qui l’on partage les activités, les promenades, les vacances, qui se fait le confident, le compagnon de jeu, le lien avec les autres. Les déviances comportementales que le chien doit supporter, peuvent être de tout types: remplacement des enfants qui ont quitter le foyer, le chien qui est acquis après un divorce, le/la célibataire qui transfère sa solitude sur son animal, le chien peluche...

chien d'assistance

L'homme est capable d'anthropomorphisé son chien avec une étonnante et une infinie palette. Il joue des rôles de substitut humain qui ne sont pas les siens et entraîne, surtout pour lui même, que pour les humains qui en ont la responsabilité, des désagréments et des
situations difficiles à gérer, voire des cas inacceptables : mauvaise éducation, maltraités, abandonnés... L’actualité abondent de fait divers sanglants et d’incidents à ce sujet.



Pourquoi surtout pour lui même ? Tout simplement, parce que quand il y a un gros trouble comportemental chez le chien. Quel qu'il soit, surtout si les améliorations s'obtiennent sur le long termes. Qui va être euthanasier ou abandonner ?
On ne peut pas pour autant occulter les effets positifs de cette relation, lesquels effets méritent sans aucun doute d’être d'avantage mis en valeur, pour faire prendre conscience aux propriétaires et futur candidats à l'acquisition d'un chien, ce qu’ils peuvent attendre d’un animal de compagnie et des obligations qui sont les leurs à son égard. Les aspects positifs et bénéfiques de la présence d’un chien sur le bien-être physique et mental des humains est connu depuis longtemps (chien visiteur en maison
de retraite...)

Etude et Information sur la Relation Homme-Animal

C’est au 9ème siècle qu'une municipalité à pris pour la première fois (Geel ville néerlandophone Belge) l'initiative de confier des animaux à certains malades en voie de guérison. Ce n’est que dans les années 70, que des spécialistes (vétérinaires, éthologues, psychiatres...) ont commencé à s’intéresser de près à l’influence que le chien pouvait avoir sur l’homme. chien visite individuelle

Les effets constater et la médiatisation (à double tranchant, comme tout effet médiatique), laisse présager
une lueur d'espoir, sur une éventuelle reconnaissance des réelles capacité et des services que le chien à peut rendre à l'espèce humaine. Reconnaissance qui se trouve justifier à double titre, par le fait qu'il y aurait de forte probabilité que la domestication progressive du canidé (aide qu'il va procurer pour la compagnie, la garde du foyer et la chasse), aurait permis à l'espèce humaine de développer le "langage développer complet"....??!!

Photo: Prunelle de La Tribu d'Arésia.

Le voisin, la belle soeur, le concierge...

Il y aura toujours LA belle sœur, LE concierge, LE voisin... Avide de conseil et de trucs et astuces, concernant l'apprentissage du chien. Cette personne à très souvent simplement obtenu un semblant d'éducation de base. Grâce à ce petit résultat, il va être pris comme une référence au niveau dressage. Les méthodes utilisées sont très souvent basées sur la coercition, et le chien grâce à ses formidables capacités d'adaptation Oh ! miracle ! réussit à associer se qu'attend son propriétaire. Enorgueillit de cette réussite, le voisin va clamer son immense connaissance à qui veut bien l'entendre.

Quand on regarde d'un tout petit peu plus près, on peu s'apercevoir que d'une part le comportement qui rendait si fier son maître n'était pas très compliquer à acquérir pour le chien. Que d'autre part le chien ne le maîtrise en fait pas vraiment. Et enfin, cette apprentissage à été obtenu par des méthodes répressives et que ce chien n'avait pas d'autres choix, sinon la sanction tombait.

Ce voisin... à un pouvoir extraordinaire sur son entourage. Il ne possède aucune connaissance et n'a suivit jamais aucune formation. Il n'a absolument aucune idée de ce qu'il parle. Pourtant tous les conseils qu'il peut donner son parole d'évangile.

Tous cela grâce à quoi ? "Parce qu'il n'a jamais eu aucun problème..." Et là....tout est dit. 


 

Le chien: une présence paradoxale

Ainsi que se joue-t-il dans une interaction entre un chien et un homme, ou plus justement dans une situation domestique mettant en coprésence l'un et l'autre ? La relation entre les chiens et les humains comporte au moins deux caractéristiques: elle est asymétrique et particulière. Et c'est la conjonction de ces deux qualités qui constitue sa spécificité et son intérêt  socio-anthropologique...

 

La particularité

Cette dimension est le corollaire direct du dressage et de la familiarisation d'un animal particulier dans un espace domestique avec des humains tout aussi particuliers, de telle sorte que le lien constitué n'est pas généralisable pour l'animal avec d'autres humains, ni pour ceux avec d'autres animaux en dehors de ce processus de familiarisation. Ce lien particulier est une sorte d'attachement réciproque empreint d'amour. Subordonné le chien est aussi mobile. Il bouge, parfois de manière imprévisible, mais souvent en synchronie avec son maître auprès duquel il sollicite un contact physique, en particulier tactile. L'attention, le soin, l'affection dont le chien familiers est l'objet ne seraient pas dissociés, selon les spécialistes, de ses aspects comportementaux, cognitifs, physiologiques infantiles (accentués dans certaines races miniaturisées) comme si les humains pouvaient avec l'animal prolonger leurs tendances maternelles ou parentales. Il y a aussi les propres capacités expressives non verbales du chien grâce à sa musculature faciale, dans laquelle l'homme lit des sentiments comme la joie, la tristesse, l'amour (Digard, 1990,
Serpell, 1986).
Dans d'autres situations, l'expression réciproque des sentiments peut faire place à une interaction conflictuelle, le chien devenant alors une contrainte, une nuisance à éviter, à déplacer, à contourner. De telle attitudes génèrent une anthropomorphisation de l'animal au moins selon trois registres: l'attribution souvent explicite et valorisée de capacités cognitives ou affectives spécifiques (planification, préférence, mémoire, intentionnalité, ruse, intelligence), la reproduction ponctualisée  des comportements humains (saluer, jouer à la balle) ou l'achat, marginal d'objet humains (vêtements, brosses à dents). comme s'il s'agissait, par cette sorte de travestissement, de confondre, en tout cas de réduire l'écart entre le chien et l'homme (Bouissac, 1972). Nous l'avons dit, la dimension de cette relation est réciproque.Elle vaut pour le chien qui ne sera "familier" qu'avec les humains avec lesquels il coexiste. De même, ceux-ci ne témoignent de gestes affectifs qu'à leur(s) chien(s) familiers(s) mais aussi ne sont témoins, dans cette relation particulière, de performances cognitives spécifiques que exclusivement une distinction anthropomorphique. Ais dont l'homme n'est pas dupe. Il sait que le chien est un animal et c'est cette différence spécifique qu'interactionnellement il affirme constamment et à laquelle il prend du plaisir. Même si l'homme attribue au chien des capacités cognitives et émotionnelles, il n'a aucun doute sur la différence qui existe entre lui et l'animal. en acte, l'interaction de l'homme et du chien ne témoigne pas d'une réelle humanisation de l'animal...

Source: Albert Piette revel.unice.fr 2006

 



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Le chien et l'enfant

Attentif à ses émotions, le chien peut très souvent accepter et supporter beaucoup d’attitudes
de l’enfant : son agressivité comme ses câlins. Sensible à ses états émotionnels, ses joies et
ses peines, il est un confident patient. Par sa présence et son activité, l’animal sollicite aussi
les sens de l’enfant et stimule sa motricité. Le fait de s'occuper d'un chien, l’éveille et l’encourage à
devenir responsable.
chien enfant
Les enfants que l'ont interroges ont confiés que les chiens étaient des amis proches, qu’ils étaient toujours présents quand leurs parents ne l’étaient pas, qu’il était possible de tout leur dire, qu’ils prenaient les enfants au sérieux. La présence de leur animal réduit leurs peurs ou leurs anxiétés. Le chien est, pour eux, un très bon remède à l’ennui, donne envie de jouer et de lui apprendre des choses. Ce compagnon est un sujet de conversation courant avec ses amis, et il y a toujours quelque chose à dire et à ce sujet.

Pour affronter les problèmes entre les parents, à l’école, ou entre les parents et lui-même, l’enfant trouve dans son chien une source de protection, d’affection, et de consolation.
Des études ont démontré que les enfants grandissant en compagnie de chiens et de chats
comprennent mieux les signaux de communication non verbaux : non seulement ceux
émanant des animaux de compagnie mais aussi, et c’est peut être le plus important, ceux émis par les êtres humains.



Des études ont montré que le fait de vivre en présence d’animaux familiers augmente l’estime qu’ont les enfants d’eux-mêmes et peut les aider à traverser les périodes de doute au cour de sa vie. Ce lien unique qui unit l’enfant à l’animal est aujourd’hui utilisé par des thérapeutes auprès d’enfants
psychotiques et autistes, socialement instables, victimes d’abus ou en déficience affective

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Entre le chien et l'homme

Le chien , tel qu'il est présent dans son panier dans la salon de la maison ou au bout d'une laisse sur les trottoirs, est bel et bien un "fait socio-animal". Nous indiquons par là qu'il est lui aussi le résultat d'un réseau composé de quelques éléments associés et interagissant selon les modalités diverses faisant de l'animal une entité sociale construite. Dans ce processus de constitution du fait social "chien", commencé il y a plusieurs millénaires mais qui n'est de fait jamais terminé, il y a bien sur des humains, des objets divers, des normes juridiques, des références éthiques, des effets économiques, et aussi les animaux eux mêmes avec leurs caractéristiques génétiques, physiologiques, cognitives (d'ailleurs modifiables et modifiées tout au long de l'histoire de la domestication) et relationnelles issues de leur propre vie intraspécifique. C'est ici que le spécialiste des sciences sociales doit maîtriser une information contextuelle, sur l'histoire et la spécificité comportementales et cognitives de l'animal comme il le ferait et qu'il le fait avant tout travail de terrain lorsqu'il litdes livres, des articles, qu'il interroge le contexte, le passé ou les caractéristiques élémentaires du groupe d'humains sur lequel il a choisi de travailler.
Le fait socio-animal est un objet socio-anthropologique à penser mais surtout à observer au sens strict du terme en situations concrètes.Et c'est sur ce point méthodologique que le bât blesse et d'autant plus l'être ainsi construit par cette combinaison historique et situationnelle est aussi capable, précisément en interaction avec les hommes d'autonomie, d'agir et de faire agir. Il faut penser ensemble tant le travail de construction du fait socio-animal que la présence de l'animal dans sa spécificité interactionnelle. un tel pointde vue nécessite des recherches ethnographiques visant à observer les interactions entre les hommes et l'animal. a ce titre, D. Lestel valorise la notion de "communauté hybride" pour désigner l'association interspécifique entre les hommes et les animaux, fondé ""sur des intérêts réciproques et des échanges mutuels" (Lestel, 1996). Mais nous pensons qu'il faut déplacer, en tout cas préciser l'échelle d'observation choisie. c'est au moins communauté dans son ensemble qu'il importerait d'observer en détail que l'interaction en elle même, à travers l'enchainement des séquences d'actions accomplies en situation entre l'homme et l'animal. Aujourd'hui, "le rapport de l'homme à l'animal" fait partie des grands débats de société: en témoignent les épreuves difficiles des dernières années dans le domaine de l'élevage les nouvelles orientations éthiques et écologiques. Il importe de profiter de ce contexte pour penser à nouveaux frais le " fait socio-animal" et en particulier de légitimer une focalisation micro-ethnographique sur ce type d'interaction.


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L'intelligence animal

De simples machines qu'ils étaient au temps de Descartes, les animaux sont désormais reconnus pour avoir des degrés d'intelligence
Depuis un demi-siècle, l'étude des comportements animaux a fait faire à plusieurs disciplines scientifiques, dont l'éthologie, un bond aussi important que la cybernétique dans les communications, par exemple. De machines qu'ils étaient au temps de Descartes, les animaux sont désormais reconnus pour avoir des niveaux d'intelligence différents, dont certains fort élevés.
Des chercheurs disent avoir identifié de véritables « cultures animales » chez certaines espèces de poissons et de mammifères. Certains chercheurs, comme Étienne Danchin, n'hésitent plus à parler de « débuts de conscience », ce qui est loin cependant de faire l'unanimité dans le monde des sciences.
Ce chercheur du groupe Évolution et diversité biologique de l'université Paul Sabatier, à Toulouse, estime pour sa part que les animaux se transmettent d'une génération à l'autre des informations cruciales pour leur survie, un héritage culturel que la génétique ne peut expliquer.
Il y a quelques décennies encore, on croyait comme Konrad Lorenz que les automatismes et les instincts gouvernaient le monde animal et qu'ils se transmettaient par les gènes.
Mais pour vraiment comprendre le monde animal, affirme Étienne Danchin, qui entretiendra le public d'ici de « culture animale » ce soir au Coeur des sciences de l'UQAM, il y a quatre manières, chacune ayant ses forces et
ses faiblesses.
On peut adopter une approche mécaniste pour expliquer les comportements. Par exemple, on se demandera pourquoi les oiseaux chantent davantage au printemps en expliquant le phénomène par différents liens entre les mécanismes de reproduction et les conditions environnementales qui agiraient comme stimuli ou déclencheurs.
On peut aussi adopter une approche plus individualiste, en analysant le développement de chaque animal, son degré d'insertion et d'adaptation pour expliquer son développement, ses habiletés et ses aptitudes.
On peut aussi analyser son comportement dans une logique de finalité. Pas une finalité à la Teilhard de Chardin, qui assigne une finalité voulue par Dieu à l'évolution, insiste Étienne Danchin. On s'intéressera plutôt, dit-il, à ses « objectifs évolutionnistes », c'est-à-dire qu'on déterminera comment un animal réussit à assurer sa survie et celle de son espèce par l'amélioration de son efficacité à exploiter des environnements souvent différents, une analyse propre à « l'écologie comportementale ». Enfin, quatrième approche, on peut situer l'évolution d'une espèce sur une échelle philogénétique ou, si l'on veut, dans l'évolution à long terme de la grande cohorte des vivants, dont l'humain est l'aboutissement d'un certain nombre de lignées.
« Aucune de ces quatre manières n'est meilleure que l'autre et toutes sont complémentaires », quoi qu'en pensent les chapelles qui vont parfois s'édifier autour de l'une ou l'autre de ces approches, ajoute le chercheur.
L'évolution de ces méthodes de recherche a forcé la communauté scientifique, non seulement à reconnaître, mais aussi à mesurer des formes d'intelligence souvent fort élevées chez différents animaux, comme les singes, les corneilles, les dauphins, etc. Mais ces travaux en ont suscité d'autres sur la manière dont s'opère la transmission des connaissances acquises par les animaux, ce qui a rapidement conduit les chercheurs à l'idée qu'il y avait transmission de savoirs collectifs propres à certains groupes. C'est ce qu'Étienne Danchin appelle les « cultures animales ».

 labrador charente maritimeDes jeunes macaques ont été observés au Japon en train de laver des pommes de terre utilisées comme appâts pour les attirer. Cette découverte, faite par une jeune femelle, avait été transmise peu de temps après à tout le clan. En Afrique, des chercheurs suisses ont observé, quelques années après les travaux de Jane Goodall sur l'utilisation d'outils par les chimpanzés pour cueillir des termites, que d'autres groupes de la même espèce avaient inventé de leur côté une manière de briser de grosses noix avec des roches, méthode qu'ils se transmettent de génération en génération, ce que d'autres groupes de la même espèce n'ont jamais réussi à faire.

Pour Étienne Danchin, la transmission de ces savoirs collectifs constitue un véritable corpus culturel de type animal. On est là, dit-il, en présence de cultures locales, qui adoptent ces comportements particuliers. Ces informations ainsi transmises comme bagage culturel particulier ont autant d'importance pour la survie d'une espèce ou d'un groupe que la transmission de son bagage génétique. À la limite, dira Étienne Danchin, la génétique transmet plutôt la possibilité ou l'aptitude à faire une chose, mais c'est par l'apprentissage que l'animal l'optimisera par un niveau de performance qui déterminera son efficacité dans un milieu donné.
Certes, convient-il, cette transmission de génération en génération d'un savoir collectif va en heurter plusieurs, parce qu'on parle de « culture ». Il convient que des termes comme « savoir collectif » ou « proto-culture » seraient peut-être plus neutres, mais il n'hésite pas à dire que par choix il préfère le terme « culture », « plus provocateur » parce qu'il a le mérite de forcer la réflexion sur ces découvertes fondamentales pour notre compréhension du comportement animal.
« Mais soyons clairs, dit-il, au sens où je définis la culture animale, cela n'a rien à voir avec la culture humaine, surtout si on définit celle-ci comme un ensemble de valeurs dont on déduit des règles et des comportements. »
« On ne peut toutefois pas réduire la culture uniquement par ce qu'elle produit à l'extrémité d'un processus historique. Si on le faisait, on ne pourrait pas comprendre que l'humain est le résultat de l'évolution à partir de poissons qui sont sortis de l'eau un jour ! »
Tout comme on voit aujourd'hui une continuité dans l'évolution des formes d'intelligence animale, on constate qu'il y a des cultures différentes et donc des modes de transmission des comportements plus ou moins évolués selon les espèces.
Étienne Danchin ne récuse pas, bien au contraire, l'idée que cette évolution s'accompagne de formes de conscience réflective chez les animaux, dont le stade le plus avancé a été atteint un jour alors que l'un d'eux s'est rendu compte qu'il pensait.
Les cas de « conscience » ou de pensée réflexive sont nombreux à son avis. Des expériences contrôlées ont démontré, par exemple, comment des geais cachent leurs graines différemment s'ils se sentent épiés par d'autres compères. Se sachant voleurs, ils savent que les autres le sont aussi et, par réflexion sur leur propre comportement, ils vont circonscrire ce comportement qu'ils savent culturel !
Un autre exemple est fourni par la conscience que certains animaux peuvent avoir de leur propre mort, convient-il, et de l'angoisse de ce qui va se produire après. Les éléphants, qui la sentent venir et qui en ont une représentation intérieure, vont se retirer pour aller mourir dans ce qu'on appelle les cimetières d'éléphants. Autre exemple : Sara, une jeune chimpanzée qui avait appris le langage des sourds-muets dans les années 70, expliquait en langage humain qu'un compagnon décédé lui manquait, ce qui dénote, selon Étienne Danchin, une conscience du vide et de son angoisse. À la limite, dit-il, cette expression d'angoisse se résorbera chez les humains par la construction des grands mythes, voire les religions.
Mais beaucoup d'humains, dit-il, résistent encore farouchement à l'idée qu'ils se situent dans un continuum évolutif avec le monde animal. Ils ont tout juste accepté l'idée de l'évolution biologique proposée par Darwin mais ils résistent à l'idée que l'intelligence et la conscience aient pu se développer progressivement et existent à des niveaux divers dans le règne animal, et qu'ils s'y développent par transmission culturelle.
Étienne Danchin récuse toutefois l'utilisation que font de ces faits scientifiques les animalistes, qui en déduisent que les animaux, s'ils ont intelligence et culture, ont des droits comme les humains. Les humains, eux, ont atteint un niveau d'intelligence et de conscience qui leur confère la responsabilité de respecter les autres maillons du vivant, dit-il, ce par quoi ils expriment leur humanité. Mais à voir de près ce qu'ils font de leur planète, ajoute-t-il, on se prend à douter parfois que leur niveau d'intelligence se situe au sommet de l'échelle de l'évolution.


Louis-Gilles Francoeur.

Photo: Tchoupi (dept 17)

 

Notre secteur d'activité: 17000 la rochelle, 17300 rochefort, 17100 saintes, 17450 fouras, 17340 chatelaillon, 17700 surgères, 17400 st jean d'angely, 17290 aigrefeuille d'aunis, 17440 aytre,  17430 tonnay charente, 17380 tonnay boutonne, 17620 st agnant, 17230 marans, 17700 marsais, 17220 la jarrie, 17137 nieul/mer, 17170 st jean de liversay, 17540 st sauveur d'aunis, 17230 charron, 17140 lagord, 17170 taugon, 17550 dolus d'oleron, 17780 moeze, 17390 la tremblade, 17570 les mathes, 17730 ports des barques, 17320 marennes, 79210 Mauzé/ le mignon 17430 cabariot, 17700 St germain de marencennes 

 

Les anti chiens

Il est compréhensible que beaucoup de personnes n'apprécient pas particulièrement les chiens.
Le principale argument qui, en soit est plus que compréhensible vu l'énormité du problème, est les déjections canines. Pour une ville comme Toulouse, cela représente 5 tonnes d'excrément par jour à ramasser (étude faite en 2007). En moyenne les 8 à 10 millions de chiens qui résident sur le territoire Français produisent entre 200 et 1000 grammes d'excréments par jour.
Ce qui représente un quantité annuel (estimation basse), de 7.3 tonnes par chien et par an !!

Le coût de ce ramassage représente forcément des sommes considérables, pour les municipalités.
Du pain bénit pour les anti-chiens.
Par exemple antichien.info et museliere.free.fr qui représente à eux deux les plus extrémistes de ce courant...

Le second argument concerne la dangerosit
psychologie chien 17é de cet animal. Il est bon de rappeler que la voiture, objet grandement aimer, voir dorloter par bon nombre d'humain cause par an plus de 4000 morts. Sur 60 millions de Français, 50 millions sont susceptibles de monter dans une voiture. Comparativement à la présence du chien dangereux, qui lui ne sera pas en contact avec 50 millions de personnes. Quiconque monte dans une voiture est potentiellement en surci (22 victimes/jour, 1 victime/heure en voiture).

Le chien ne peut pas représenter statistiquement la même potentialité de danger.

Ces deux arguments ne se révèle justifier pour exprimer cette haine envers le chien. La propreté est une question d'éducation des propriétaires (qu'il serait bon peut être de taxer financièrement). La dangerosité se révèle infondé comparativement aux accidents de la route (sans parler des accidents domestiques)

Concernant les nuisances sonores, nous vivons de nos jours dans un monde très bruyant: scooter avec le pot d'échappement modifier dépassant le seuil de la douleur de 120 décibels, avion, circulation...
Le ministère de la santé considère un bruit comme " gênant " lorsqu’il dépasse de 5 dB le jour (de 7h à 22h) ou de 3 dB la nuit (de 22h à 7h) le niveau de bruit ambiant à l’endroit où il est mesuré. Ce fameux scooter qui passe à toute allure 20 fois par jour avec ses 180 décibels à toute allure est pour sur moins gênant.
Ne pouvant intervenir sur ce type de nuisance sonore, car passagère (ne pouvant courir après le scooter !!), ces "rageux" déverse leur animosité sur le chien.
Il ne faut pas négliger l'animal enfermer en permanence dans un chenil ou un garage, qui abois son désespoir à longueur de journée.

Qui est responsable, l'homme ou le chien ?

Photo: Eol dept 17


Le chien et le jeu

Le jeu est un " mode d’activité polymorphe observable avec une fréquence d’autant plus grande qu’on s’élève dans l’échelle animale et tenant d’autant plus de place dans la vie d’un individu que celui-ci est jeune. " (Grand Dictionnaire de la Psychologie)
Peut également se définir comme "une action libre, non imposée."

Cela signifie que pour pouvoir jouer, il faut être un "être évolué". Le jeu fait intervenir un certains nombres de messages complexes afin de montrer aux autres êtres vivants que l’on est en train de jouer. Le jeu est une activité pratiquée par tous les mammifères en bonne santé physique ou psychologique. La diversité des jeux dépend du niveau d’évolution de l’espèce concernée. Si ce n'est des variantes en fonction de l’âge, quelque cas exceptionnels (chien qui joue à élaborer des formes géométriques avec leurs jouets...) tous les chiens jouent de façons identiques. Ces signaux existent dans toutes les espèces à capacité ludique.
Le jeu est une nécessité pour les animaux  qui doivent apprendre à s'ajuster aux autres espèces, à assimiler des informations, à perfectionner leurs capacités de survie, de combat ou de prédation.

L'utilité du jeu chez le chien:

Ces jeux sont très importants notamment pour l’apprentissage du contrôle de la morsure. En mordillant les membres de sa fratrie et en entendant les cris consécutifs à ces morsures, le chiot apprend qu’il doit maîtriser la pression de sa mâchoire. Ce manque d'auto contrôle peut être un handicape important dans la manière de communiquer et de jouer d'un chien. Le jeu est une fonction éducative indispensable pour obtenir un animal bien insérer dans ce monde si complexe pour lui; la société des êtres humain. En éducation canine le jeu est aussi l’occasion d’apprendre au chien les ordres de bases. Tous au long d'une carrière d'un chien de travail (quel qu'il soit). C'est de l'intégralité de cette notion de jeu que va dépendre, la passion, la durabilité, la fiabilité, la rigueur... du chien a la tache qui va lui être demander. Le chien se dépassera par plaisir du jeu, pas par contrainte. Les activités ludiques permettent au chien de se positionner au sein d'un groupe. Il lui permet de prendre du plaisir et de développer encore la complicité qui l’unit à son propriétaire.

Le jeu permet d’assimiler des informations de manière agréable et favorise l’éveil des chiens joueurs envers les autres et envers leurs environnements. Jouer peut aussi vous renseigner sur la forme de votre animal: un chien qui refuse de jouer est peut-être en mauvaise santé (problème articulaire...), souffre d’un trouble du comportement ou d’un problème dans la relation avec son propriétaire. L'activité ludique est une composante indispensable à l’équilibre psychologique d'un chien. Elle révèle la nature des interactions d’un groupe, qu’elle soit composé de plusieurs ou d’une seule espèce. Le chien étant un mammifère social, il est indispensable qu’un ordre y règne, et même si cela parait anarchique lorsque un groupe de chiens se poursuivent en aboyant, tout est y est organisé, on ne joue pas n’importe comment. Le jeu sert également de simulation de prédation (le chien qui cour après une balle) ou de combat, dont le but est d’obtenir le contrôle de l’autre. Même s’il s’agit d’un contexte ludique, l’intention y est. Il peut servir également de système de désamorçage dans des situations conflictuelles, ou une posture d'invitation au jeu met fin à une séquence d'agression.

L’interaction sociale:
En observant, les moments de jeux entre chiens on peut voir apparaître les "leaders" d’un groupe, ou du moins ceux qui ont le caractère (la trempe, dans le cas du chien) ou les prédispositions pour l'être. Inversement certains chien avec un tempérament affirmer, se trouve désorienté quand il se retrouve face à un congénère qui par le jeu, tente et réussit à prendre le dessus.


Le plaisir et le divertissement:

Le jeu procure du plaisir à celui qui l’exerce, c’est un comportement volontaire, libre de toute
contrainte en ce qui concerne une même espèce. Par contre, lorsqu’il s’agit de jeux entre l'homme et le chien, il est impératif que le propriétaire garde le contrôle de la situation Car par l'opportunité qui lui est fournit, le chien peut tenter de remettre en question rapidement les limites, si celles ci ne sont pas au préalablements clairement posées.


Les différents types de jeux
- activités sociales dont le but est d’établir des liens sociaux par les interactions entre tous (congénères, maîtres). Il s’agit de jeux de poursuite, de prédation, de possession, de lutte, qui
permettent de fixer les rapports de dominance, de contrôler l'agressivité entre les membres du groupe
ou d'assurer sa cohésion.
- activités surabondantes : jeu solitaire avec des parties de son corps ( sa queue...), jeux de déplacement (courir sans but..)

- exploration et manipulation : jeu avec un objet. Il peut exercer cette activité tout seul ou en interaction avec un autre individu.
Les interactions sociales que sont les jeux, sont essentielles au bon équilibre intellectuel du chien. En leurs absences, ils s'ennuient, souffrent de solitude, et peut même se laisser dépérir ou se mutiler.
Certains individus sont très joueurs et d’autres montrent très peu d’intérêt pour ces activités. En  stimulant un chien peut enclin à jouer, il est possible avec de la patience de le rendre joueur. L'âge ne devrait pas être un facteur déterminant pour ne plus solliciter le chien au jeu. L'adaptation est surement une nécessité. Mais pour tout âge correspond une activité ludique.
Il est bon de réfléchir sur les raisons du refus de jouer d'un chien : lié à une douleur, une maladie, ou à la volonté de l’animal de ne pas entrer en relation avec un congénère ou son propriétaire. Dans le cadre d'une thérapie comportementale, le jeu peut également être une alternative extrêmement efficace afin de palier à des peurs, des phobies, des états d'anxiété...

Cela se peut résumé à une unique chose: jouer avec votre chien ! Vous ne vous en porterez que mieux.

Si vous souhaitez approfondir le jeu et l'éthologie:
dresser son chien
cliquer sur l'image Revue Etho-logique

Photo: Dolby Propriétaire M. Lumineau dept 17.

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Manger du chien ?

Un tel changement de perception peut ressembler à ce que l’on éprouve en changeant de voie sur une route : le fait de traverser la ligne blanche altère radicalement notre ressenti. La raison pour laquelle nous pouvons avoir une réponse émotionnelle si forte à un changement de perception est que nos perceptions déterminent, en grande partie, notre réalité ; notre façon de percevoir une situation – la signification que lui donnons – détermine la manière dont nous la ressentons. Nos sentiments et pensées déterminent souvent à leur tour notre façon d’agir. La plupart des Américains perçoivent très différemment la viande de chien et de bœuf ; par conséquent, la viande de chien suscite des réponses mentales, émotionnelles et comportementales très différentes.chien berger hollandais

Une des raisons pour lesquelles nos perceptions des viandes de bœuf et de chien diffèrent tant est que nous voyons très différemment les vaches et les chiens. Le contact le plus fréquent – et souvent le seul – que nous ayons avec les vaches est lorsque nous les mangeons ou portons leur peau. Mais pour beaucoup d’Américains, notre contact avec les chiens n’est pas si différent des relations que nous avons avec les gens. Nous les appelons par leur nom. Nous leur disons au revoir quand nous quittons la maison et les saluons à notre retour. Nous partageons notre lit avec eux. Nous jouons avec eux. Nous leur achetons des cadeaux. Nous avons leur photo dans notre portefeuille. No
us les conduisons chez le docteur quand ils sont malades et pouvons dépenser des milliers de dollars pour les soigner. Quand ils meurent, nous les enterrons. Ils nous font rire ; ils nous font pleurer. Ils sont nos auxiliaires, nos amis, notre famille. Nous les aimons. Nous aimons les chiens et mangeons les vaches, non parce que les chiens et les vaches sont foncièrement différents – les vaches, comme les chiens, ont des sentiments, des préférences, ils sont doués de conscience – mais parce que la perception que nous avons d’eux est différente. Et par conséquent, notre perception de leur viande l’est aussi.


Nous seulement nos perceptions de la viande varient selon l’espèce d’animal dont elle provient, mais des humains différents peuvent percevoir différemment la même viande. Par exemple, un Hindou peut réagir à la viande de bœuf comme un chrétien américain le ferait à la viande de chien. Ces variations dans notre perception sont dues à notre schéma. Un schéma est un cadre psychologique qui modèle – et est modelé par – nos croyances, idées, perceptions et expériences, et qui organise et interprète automatiquement l’information que nous recevons. Par exemple, quand vous entendez le mot « infirmière », vous visualisez probablement une femme qui porte un uniforme médical et qui travaille dans un hôpital. Même si certaines infirmières sont des infirmiers, ou travaillent hors des hôpitaux, à moins que vous soyez en contact avec des infirmières dans une variété de contextes, votre schéma va maintenir cette image générale. Les généralisations viennent de ce que les schémas font ce qu’ils sont supposés faire : ils trient et interprètent la masse de stimuli auxquels nous sommes constamment exposés, puis les distribuent en catégories générales. Les schémas opèrent comme des systèmes de classification mentale.
Nous avons des schémas pour tous les sujets, y compris les animaux. Un animal peut être classé, par exemple, en proie, prédateur, vermine, compagnon, ou nourriture. Notre façon de classer les animaux détermine à son tour nos relations avec eux : si nous les chassons, les fuyons, les exterminons, les aimons ou les mangeons. Des intersections peuvent exister entre les catégories (un animal peut être proie et nourriture), mais quand on en vient à la question de la viande, la plupart des animaux sont ou ne sont pas de la nourriture. En d’autres termes, nous avons un schéma qui classe les animaux en comestibles et non comestibles4.
Un phénomène intéressant se produit quand nous sommes confrontés à la viande d’un animal que nous avons classé en « non comestible » ; nous nous représentons automatiquement l’animal vivant dont elle vient, et nous tendons à être dégoûté à l’idée de le manger. Le processus perceptif suit la séquence suivante :


Viande de golden retriever (stimulus) → animal non comestible (croyance/perception) → image de chien vivant (pensée) → dégoût (sentiment) → refus ou répugnance à manger (action)

Revenons au dîner imaginaire où l’on vous dit que vous venez de manger du golden retriever. Si cela était réellement arrivé, vous auriez senti les mêmes odeurs et les mêmes saveurs que quelques instants auparavant. Mais maintenant, votre esprit aurait probablement formé l’image d’un golden retriever, peut-être bondissant à travers un jardin à la poursuite d’une balle, ou allongé près du feu, ou encore courant aux côté d’un joggeur. Et avec ces images viendraient probablement des émotions telle que l’empathie ou le souci du chien qui a été tué, d’où le dégoût à la pensée de manger cet animal.

Par contre, si vous êtes comme la plupart des gens, quand vous vous attablez pour manger du bœuf, vous ne visualisez pas l’animal dont provient la viande. Au lieu de cela, vous voyez simplement de la « nourriture » et votre attention se concentre sur le goût, l’odeur et la texture. Confrontés à du bœuf, nous sautons généralement la partie du processus perceptif qui établit la connexion entre la viande et l’animal vivant. Certes, nous savons tous que la viande de bœuf provient d’un animal. Mais quand nous en mangeons, nous évitons d’y penser. Des milliers de personnes (au sens littéral) avec qui je me suis entretenue dans ma vie professionnelle ou privée, ont admis que si elles pensaient à une vache vivante en mangeant du bœuf, elle se sentiraient mal à l’aise et parfois même incapables de manger.

chien golden charente maritime

C’est pourquoi beaucoup de gens évitent de manger de la viande qui ressemble à l’animal dont elle provient ; on sert rarement de la viande avec la tête ou d’autres parties du corps intactes. Par exemple, une étude intéressante effectuée par des chercheurs danois a montré que des gens étaient mal à l’aise de manger de la viande qui ressemble à sa source animale et qu’ils préféraient la viande hachée à la viande en morceaux entiers5. Même quand nous faisons consciemment le lien entre la viande de bœuf [beef] et les vaches, nous sommes moins perturbés par le fait de manger du bœuf que nous le serions en mangeant du golden retriever, car dans la culture américaine ordinaire, les chiens ne sont pas sensés être mangés.

Il apparaît que ce que nous éprouvons à propos d’un animal et la façon de le traiter dépend beaucoup moins du genre d’animal qu’il est que de la perception que nous en avons. Nous pensons qu’il est approprié de manger des vaches mais pas des chiens, nous percevons donc les vaches comme comestibles et les chiens comme non comestibles. Et ce processus est cyclique ; non seulement nos croyances mènent finalement à nos actions, mais nos actions renforcent aussi nos croyances. Plus nous mangeons de vaches et évitons de
manger des chiens, plus nous renforçons la croyance que les chiens ne sont pas comestibles tandis que les vaches le sont.

Source:Les cahiers anti-spéciste.

 


 

Le chien, ami de l'homme

Si nous voulons discerner en quoi consiste l'attachement du chien à son maître il faut être particulièrement prudent, éviter tout transfert de notre vie de consciences à celle du chien, c'est à dire ne pas prêter aux chiens des sentiments humains.
En principe chez tous les animaux supérieurs sociaux la hiérarchie une fois établie est acceptée. Il ne viendra pas à l'un des "dominées" l'envie( ou plus exactement la pulsion instinctive) de se mesurer à la légère avec le "dominant", à moins que celui-ci n'ait manifestement fait preuve de faiblesse. Cette loi de la meute, du troupeau, le chien l'observe par nécessité instinctive. Dans sa relation avec l'homme, celui ci est pour lui le "dominant parfait. Cet état d'obédience dure depuis des millénaires, il est donc naturel que la famille humaine, le clan humain, soit devenu pour le chien "sa meute idéale, le lieu privilégié de sa sécurité et de sa quiétude. C'est là tout l'équilibre du chien heureux. Lorsque, pour une raison quelconque, ce climat d'euphorie est menacé (par l'insolite du maître, l'absence du maître, la dispute entre familiers et a fortiori la gronderie ou la punition corporelle), le chien perd aussitôt cet équilibre.
Il est si malheureux ! nous arrive t-il de penser. Mais le chien éprouve t-il un vrai chagrin ? Est il capable, également, de prendre sa part de nos peines ?...de "souffrir" affectivement, au sens "sentimental" du terme ?
berger australien B.
allemand
Il est bien difficile de répondre à cette délicate question. Voici par exemple deux faits d'observation quotidienne: tous les chiens sont bouleversés par une querelle de ménage, parfois une simple bouderie, entre leurs maîtres; tous les chiens sont choqués, déconcertés par une sanction. Ils nous émeuvent alors par leurs efforts évidents pour échapper à cette pénible tension. Ils nous tendent la patte avec un regard angoissé; et nous concluons qu'ils veulent, dans le premier cas, "nous consoler" et, dans le deuxième: "plaider leur pardon". La réalité est sans doute plus simple: Un chien est absolument incapable de pénétrer les raisons vraies de notre humeur. Il n'a pris connaissance de ce qui est notre problème que parce qu'au cours de la colère, par exemple, notre acidité cutanée est modifiée, et par conséquent notre odeur. D'autres fois ce sont les cris et les insultes qui, atteignant un diapason d'exception, viennent l'arracher à sa quiétude. Et s'est précisément parce qu'il ne comprend pas, que le chien est bien plus perturbé que nous mêmes et que d'instinct, il cherche(?) à retrouver cette quiétude menacée. Il en est de même de la joie. Au sens toujours psychique de ce terme, la koie animal et la joie humain ne sont pas du même niveau. La gaieté (apparente) du chien est déchainement, libération plus ou moins brutale, défoulement d'ordre physique; mais, comme le pense JC. Filloux, elle ne saurait être "...l'ivresse, le survol qui nous fait transcender notre condition même".
Ces deux sortes d'états, l'un émotionnel, l'autre affectif étant bien différenciés, ce n'est point tomber dans l'anthropomorphisme que de penser que l'émotivité du chien est toujours en fonction de l'éloignement de son habitat et d
e l'absence des êtres auxquels il est attaché. C'est ce qui nous explique l'état d'angoisse, très caractéristique, du chien perdu.
N'est-ce pas également un chien (relativement) perdu que celui que l'on met en pension ? Les vétérinaires spécialistes le savent bien, qui demandent au propriétaire d'un chien hospitalisé (pour blessure ou maladie) de le reprendre dès que son état ne nécessite plus des soins constants, et que s'amorce sa convalescence...
L'absence du maître, l'insolite du milieu, la présence de congénères inconnus, tout cela en effet crée d'abord chez le chien hospitalisé ou pensionnaire, une mise en garde plus ou moins hostile. Par contre, huit ou dix heures plus tard la situation est inversée. La tension émotionnelle est tombée. Le chien éprouve dès lors le besoin de ne plus se sentir seul, , abandonné, d'être secouru. Pour cela, il est prêt à s'intégrer socialement (nous dirions, en ce qui concerne les hommes: prêt à se faire des amis).
Ceci explique que les chiens puissent avec le même attachement, changer de maître. Le chien est incontestablement, parmi les animaux supérieurs, celui qui inhibe le plus facilement des réactions innées. Ne plus avoir de "chef de meute", ne plus avoir d'amis le bouleverse. Il a perdu son maître, il lui en faut un nouveau. Dans l'exemple de la clinique que nous venons de donner le remède à apporter à ce début de "névrose" consistera donc à ne pas faire contacter le chien qu'une dizaines d'heures après son entrée, par quelqu'un qu'il n'aura ni vu, ni entendu, ni senti, jusque là. La présence de toute autre personne ayant assisté à son arrivée, ne peut, en effet que déclencher à nouveau par association de sensations, l'état émotionnel des premières heures.


Fernand Mery.

Photo: Dolby prpriétaire M . Lumineau dept 17

 

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