C'était au siècle dernier, Jean Piaget, célèbre psychologue suisse, procède à une expérience sur des enfants de 10 mois dont les résultats interrogent la communauté scientifique. Imaginez la scène : un expérimentateur et un enfant de 10 mois sont assis de chaque côté d'une table sur laquelle sont posés deux récipients, A et B, identiques. L'expérimentateur dissimule à plusieurs reprises un objet dans A et demande chaque fois à l'enfant de lui indiquer l'endroit où il l'a caché. Tâche que l'enfant réussit aisément. Mais quand ensuite, il place le même objet dans B, surprise, l'enfant qui n'a pourtant pas perdu une miette de la manœuvre, continue de le chercher dans A.
Restée célèbre sous le nom de « l'erreur A-non-B », cette expérience vient de trouver une nouvelle explication. En soumettant des enfants de moins d'un an au même exercice mais sans qu'aucun expérimentateur ne soit présent (l'objet est mû par un fil transparent), des chercheurs hongrois* constatent que les enfants ne se trompent plus.
C'est donc l'interaction avec l'adulte qui est à l'origine du « problème ». Et d'interpréter le résultat comme suit : l'échange avec l'adulte est perçu par l'enfant non seulement comme un jeu mais surtout comme un exercice d'apprentissage. C'est tout naturellement que l'enfant « récite la leçon » en continuant de chercher en A un objet qu'il vient d'apprendre à y trouver.
C'est alors que la même équipe hongroise décide de soumettre des chiens, de races différentes, et des loups habitués à la présence humaine, à la même expérience. Et foi de Rantanplan**, les résultats des chiens sont déconcertants !
Alors que les loups ne croient que ce qu'ils
voient et vont chercher en B un bout de viande quand il y est caché, les chiens suivent un comportement identique à celui des enfants et com
mettent eux aussi en présence de l'expérimentateur – et seulement en sa présence – l'« erreur A-non-B ». Comme pour les enfants, plus l'expérimentateur échange avec l'animal, regards appuyés, parole multipliée, plus l'erreur est manifeste. Les chiens partageraient donc avec l'enfant une capacité à déduire
des apprentissages de sa relation à l'homme. Apprentissages qu'il placerait au-dessus de ce que ses sens lui enseignent.
Le résultat de l'expérience interroge : est-ce la conséquence d'une cohabitation entre le chien et l'homme longue de plus de 10 000 ans ?
L'équipe de Budapest n'en reste pas là et décide de poursuivre l'expérience en changeant un élément de la règle du jeu. Le début de l'exercice reste identique : un expérimentateur dissimule à plusieurs reprises un objet dans un emplacement A et demande aux enfants, aux chiens, aux loups de retrouver l'endroit. Puis un second expérimentateur entre en scène, prend la place du premier, pour dissimuler l'objet en B.
Une dizaine d'enfants, de chiens et de loups se prêtent à l'exercice et les résultats tombent : les loups continuent de faire régulièrement le bon choix, les enfants persistent dans l'« erreur A-non-B », mais le comportement des chiens change. La plupart d'entre eux ne commettent plus d'erreur et vont en B chercher l'objet qui a été caché. Le changement d'expérimentateur a rompu l'apprentissage, alors qu'il n'a pas perturbé celui des enfants.
Moralité : le chien intègre et ne restitue un apprentissage qu'auprès d'une seule et même personne alors que l'enfant, quel que soit son instructeur, généralise la « leçon ».
Cette prédisposition du chien à ne suivre qu'une personne est-elle, elle aussi, la conséquence d'une longue fréquentation de l'espèce humaine, l'empreinte du désir de l'homme que l'animal soit dévoué à son maître et à lui seul ?
Paloma Bertrand
* József Topál, Research Institute for Psychology, Hungarian Academy of Sciences, György Gergely, Gergely Csibra, Department of Philosophy, Central European University, Ágnes Erdohegyi, Ádám Miklósi, Department of Ethology, Eötvös University.
www.cite-sciences.fr
Elevage, spa, particulier ? Un chiot, un adulte ? Chien de race, bâtard, corniaud ? Grande, moyenne, petite taille. Quel que soit votre choix, dans tous les cas, un principe simple s'applique: L'acquisition d'un chiot ne se fait JAMAIS AVANT 8 SEMAINES !!
Quoi que l'ont vous dise: "on à pas eu le choix", "c'est bon il mange des croquettes"... Aucune excuse humaine ne justifie, l'anxiété et la souffrance que va subir le chien au cour de sa vie. Les conséquences sont quasi irrémédiables pour l'animal. Que cela soit, un chiot, un adulte, la première chose à demander; est à quel âge il à été séparer de sa fratrie et de sa mère ?
Pourquoi ?
Les déficiences vont être au niveau comportementale.
L'acquisition de la morsure inhibée: Vers l'âge de 5-6 semaines, du fait de l'apparition de la dentition, le chiot qui mordille fait mal. Les chiots recherchent les jeux au cours desquels ils grognent et se mordent. Le chiot mordu crie, ce qui fait réagir la mère qui corrige le mordeur. Elle va ainsi lui apprendre à contrôler sa morsure en fonction des réactions de celui qui est mordu. Cette acquisition permet au jeune comme au futur adulte de jouer sans blesser l'autre.
Acquisition du contrôle moteur: L'acquisition de de l'hinibition de la morsure est le point de départ du contrôle moteur (P.Pageat). L'adulte régulateur, sanctionne les jeux violents et l'hypermotricité de la même manière qu'une morsure non contrôlée. Elle va grogner et plaquer le chiot au sol et peut devenir très menaçante. Certaines mères vont pendant des périodes de 10 à 15 minutes, pousser le chiot, le plaquer au sol et le fixer jusqu'à qu'il s'immobilise, garde la position et détourne le regard. Il n'y a ni colère ni menace de la part de la mère. C'est ainsi que le chiot acquiert la posture de soumission. Position qui inhibe l'agression d'un chien correctement socialisé (J. Dehasse, Congrès mondial d'éthologie de Lyon 1999). Les interactions entre chaque chiot et sa mère sont uniques si bien que les chiots d'une même portée ne reçoivent pas tous une éducation identique. Sans la présence de la mère ou d'un adulte éducateur il n'y a pas de sanction des jeux violents et de l'hypermotricité. Il va développer un déficit d'auto contrôle va avoir des difficultés à arrêter un comportement. Motricité hypertrophiée et difficulté de jouer sans faire mal.
Quel être humain peut prétendre avoir les connaissances, le temps, les capacités, pour remplacer l'éducation d'une chienne. Très peu voir personne.
Vous souhaitez en parler, et faire le bon choix. N'hésitez pas. 06.99.16.33.47
La phonation du chien, c'est à dire tout ce qui entre en jeu dans la formation de sa voix, varie considérablement selon les races,en raison des différences dans la longueur des cordes vocales, le volume et la forme de la caisse de résonance constituée par la bouche, les fosse nasales et la voûte palatine, la vitesse et la puissance de l'aire expulsé et la capacité pulmonaire. Toutes raisons pour lesquels il est facile de comprendre que si un loup hurle comme tous les autres loups, et un renard glapit comme tous les renards, le petit chien de Pomeranie aux jappements rapides et cuivrés ne saurait avoir les puissants aboiements d'un chien de meute, ni les sourds grognements d'un St Bernard.
De tous les animaux, le chien est sans doute celui qui à le plus de possibilités et de souplesse dans l'usage de sa voix, au point qu'il possède une forme de langage.
S'il manifeste, comme tous les animaux, ses sensations par son attitude, sa mimique et ses mouvements, il use aussi de sa voix pour exprimer ses désirs, sa joie, ses craintes, son état d'âme. Point n'est besoin d'un interprète pour comprendre un chien qui pousse de petit gémissements de joie, et moins encore un molosse impressionnant qui bondit vers nous avec des gueulements terribles de colère.
Tous les chiens n'ont certes pas la même langue que l'homme n'est pas prêts de posséder.
Par contre le chien peut posséder un petit lexique-homme. Dès l'âge de huit à dix mois, il est capable d'apprendre l'essentiel de ce qu'il doit savoir de français, de russe ou de chinois pour "comprendre " son maître. Cependantque ce maître ne s'amuse pas à passer d'une langue à une autre; polyglotte, son chien ne le comprendrait plus...
F. Mery 1970
...
L'agressivité est une source de vie. C'est l'énergie qui nous permet de demeurer vivant, qui nous pousse à nous protéger des dangers et à faire les efforts nécessaires pour atteindre nos objectifs. Cette énergie est disponible dans tous les organismes vivants:
Elle permet de franchir les obstacles pour lutter contre les agressions internes ou extérieurs à l'organisme;
c'est grâce à son agressivité que l'animal chasse sa proie et défend son territoire.
Pour cela, il mobilise ses forces et les concentre sur l'attaque ou la défense, selon la situation.
Pour l'humain, avancer, conserver ses acquis ou défendre ce qui lui tient à coeur demande un constant investissement d'énergie.
Certaines personnes cherchent à supprimer leur agressivité en ingurgitant des médicaments car cette énergie se présente pour eux sous une forme, apparemment autodestructrice. Ils essaient ainsi de fuir leur souffrance et leur impuissance. d'autres sont capables de contrôler volontairement leur agressivité jusqu'à ne plus y avoir accès.
L'être humain est capable aussi de dévier son orientation pour atteindre d'autres buts, il dévie l'agressivité de son orientation initiale si ses objectifs ne sont pas atteints, comme par exemple, il veut de la reconnaissance, il n'en a pas alors il éprouve de la colère ou de la frustration.
La colère est l'émotion qui surgit quand on rencontre un obstacle à notre satisfaction. C'est une émotion saine, car elle nous informe sur la nature de l'obstruction à notre satisfaction.
Agressivité et comportement.
L'agressivité devient un comportement dès qu'elle est exprimée. Ce comportement quelquefois nécessaire peut être apprivoisé pour être en harmonie avec le monde ou son environnement immédiat.
Tout individu humain ou animal peut être agressif dans ses propos, dans ses attitudes, dans son langage.
L'agression se caractérise par le langage à l'acte physique qui peut aller de la simple blessure à la mort de l'adversaire.
Il nous faut donc comprendre les mécanismes de ce comportement si nous voulons essayer d'y remédier par des apprentissages ou thérapies. C'est à dire savoir à quel niveau du déroulement de ce processus on peut éventuellement changer la finalité de l'acte.
La psychologie s'attache à déterminer les lois qui président à l'existence et à l'enchaînement des "faits psychologique", c'est à dire des opérations de conduite. sur ce point l'homme est considéré par certains auteurs comme un animal. Certes un animal qui domine les autres animaux à différents points de vue, mais avec chez lui des comportements souvent analogues aux animaux à différents points de vue, mais avec chez lui des comportements souvent analogues aux animaux, comme certains instincts primaires (faim, soif, sexualité.) Les divers types de comportement observables chez les animaux peuvent être classés en trois catégories:
Le comportement inné ou instinctif,
le comportement acquis par apprentissage,
le comportement "intelligent"
Instincts, habitudes, actes intelligents forment de véritables niveaux de comportement. La question sera de savoir si l'agression est innée, ou acquise et quelquefois modifiée par l'apprentissage. D'autres éléments comme l'émotion ou la motivation seront à prendre en compte. Les stimulations déclenchant une conduite sont fonction de la perception, ou des motivations et des intérêts particuliers, car l'animal sauvage et l'animal domestique n'ont pas les mêmes préoccupations. L'animal sauvage en liberté sera préoccupé principalement par sa mise en sécurité, et sera agressif par réaction. L'animal apprivoisé se sentira en sécurité et pourra devenir agressif par maternage ou un mauvais apprentissage.
Les auteurs ne sont pas tous d'accord sur la définition des termes. Pour nous l'important c'est de pouvoir observer le comportement. Ce comportement qui peut devenir une agression aussi bien humaine que animale. Il nous faudra distinguer l'agressivité pathologique ou hors norme. Car l'agressivité par réaction pour défendre sa vie ses biens, ou son territoire est naturelle et est fonction de la personnalité ou du caractère de chaque individu. La question est de savoir à quel niveau d'agressivité doit on intervenir sur l'apprentissage ou par thérapie. De distinguer un comportement qui nous semble normal d'un comportement qui nous parait dangereux.
Ethologie et agressivité
Le débat persiste à savoir si l'agressivité est un instinct comme la faim et la sexualité. Cet instinct amène l'animal à utiliser l'agression pour se nourrir, se défendre ou se reproduire. Pour LORENZ l'instinct d'agression est nécessaire pour la survie de l'espèce. L'agression est un combat intra-espèce. Car il n'y a pas d'agression entre le prédateur et sa proie, car ce mal est nécessaire pour nourrir la prédateur. L'instinct d'agression est une énergie endogène, c'est à dire qui prend naissance à l'intérieur du corps et se libère sur un objet extérieur d'une façon ou d'une autre. si l'agression obéit aux instincts primaires faim, soif, sexe, elle peut également être territoriale, hiérarchique ou critique. Les comportements d'agression font l'objet d'études en éthologie: prédation entre mâles, terreur, défense du territoire, défense des jeunes. L'éthologie étudie les comportements animaux dans leur milieu naturel. Elle tente notamment d'établir certaines corrélations entre l'agressivité animal et les fonctions d'adaptation. Les éthologistes font ressortir cinq éléments:
- Chez les animaux, seul le rapport de prédation donne lieu à des affrontements qui ne sont pas particulièrement cruel.
- Lorenz pose la question de la fonction de l'agressivité pour la survie de l'espèce: les griffes du chat ont un sens pour l'histoire de l'espèce au cours de l'histoire du règne animal., l'agressivité se donne les moyens pour son expression Elle agit comme un système régulateur des relations des espèces entre elles, et des individus à l'intérieur d'une même espèce.
- L'agressivité fonctionne avec la précision de l'instinct
- L'agressivité a des fonctions précise comme la répartition territoriale ou la sélection des partenaires sexuels.
- L'agressivité a de faible capacité de destruction.
Yves Michaud (1998) croit à l'existence de l'instinct chez l'homme comme chez les animaux.
Or, dès que l'homme commence à dominer son milieu et à former des grands groupes, son instinct devient nuisible. Il multiplie sa capacité de destruction avec les armes et les interventions techniques
Patrick Garnier 2004
photo: Rakuna de Kumagai no akita inu
Retour à l'accueil , prestation et plan d'accés , problèmes de comportement , liens
utilisation de l'olfaction par l'homme, relation homme animal

Les théories de l'apprentissage
On attribue souvent l'instinct à l'animal et l'apprentissage à l'humain. C'est oublier que les « bêtes » apprennent beaucoup.
Les chiens, pigeons, rats et singes sont d'ailleurs - avec les étudiants en psychologie - les principaux « cobayes » de laboratoire des spécialistes de l'apprentissage. Car chaque espèce a apporté son lot à la connaissance sur l'art d'apprendre.
Pavlov et son chien : le conditionnement.
Le psychologue russe Ivan Pavlov (1849-1936) a montré avec sa célèbre expérience sur un chien affamé l'existence d'un mécanisme d'apprentissage spécifique : le conditionnement. On sait qu'un chien se met à saliver spontanément à l'approche d'un morceau de viande. En associant la présentation de la viande au son d'une cloche, on s'aperçoit qu'au bout d'un certain temps le chien salive seulement au son de la cloche. Il y a donc une association qui s'est formée entre « viande » et « cloche ». Voilà comment s'effectue le conditionnement. C'est peut-être le même mécanisme qui nous fait associer - par habitude - l'image du feu à la sensation de chaleur et nous prévient ainsi du danger avant de nous être approché de la flamme.
Le pigeon de Skinner : le conditionnement opérant.
Après le chien de Pavlov et le chat de Thorndike, un nouveau pas dans l'étude de l'apprentissage fut réalisé par les pigeons de Burrhus F. Skinner (1904-1990). Ce pigeon est placé dans une boîte (dite « boîte de Skinner ») où se trouvent un distributeur de graines et un petit disque. Lorsque le disque s'allume, si l'animal tape avec son bec, alors quelques graines tombent dans le distributeur. L'animal apprend ainsi peu à peu à obtenir de la nourriture en frappant le disque. Ce type de conditionnement est dit « opérant » car il repose sur une démarche active du sujet, à la différence du chien de Pavlov qui est conditionné de façon passive.
Le singe de Köhler : l'insight
Le psychologue allemand Wolfgang Köhler (1887-1967), l'un des pères de la psychologie de la forme, a montré qu'un singe placé devant une situation-problème particulière (attraper des bananes hors de portée de la main à l'aide d'un bâton) trouvait d'un seul coup, après plusieurs autres tentatives infructueuses, une solution : prendre une caisse placée dans un coin de la pièce, la déplacer et monter dessus. Ce phénomène de découverte soudain, on le nomme l'insight. Face à un problème analogue, le singe reproduit ensuite aussitôt la même technique.
Les chats de Thorndike : l'apprentissage par essais/erreurs
Le psychologue américain Edward Lee Thorndike (1874-1949) a conçu une « boîte-problème » dans laquelle il enfermait un chat affamé. Le chat peut ouvrir la porte de la boîte en déplaçant un morceau de bois dans un certain sens. L'animal cherche par tâtonnement à sortir essayant pour cela divers moyens. Au début, le chat parvient à ouvrir la porte en actionnant au hasard le morceau de bois. En multipliant les essais, il apprend à sélectionner la bonne solution. L'animal effectue donc, selon E.L. Thorndike, un apprentissage par « essais et erreurs ».
Les rats de Tolman : les cartes cognitives.
L'Américain Edward C. Tolman (1886-1961) a montré que des rats placés dans des labyrinthes possèdent peu à peu une véritable « carte cognitive » de leur environnement. Ils apprennent à évoluer dans un espace donné pas simplement par tâtonnement, mais en se construisant au fil du temps une image de leur environnement. Leur apprentissage est donc lié à une représentation.
Les enfants de Bandura.
De nombreuses expériences portant sur les poissons, les rats, les singes... et les humains, ont montré que l'on apprend mieux et plus vite en présence d'un congénère. Forts de cette constatation, les psychologues ont décrit plusieurs types d'apprentissage social : l'apprentissage par l'observation d'autrui, appelé parfois « apprentissage vicariant » ; et l'« apprentissage coactif », où les deux enfants apprennent en même temps et s'épaulent mutuellement, se stimulent et se confrontent. Le psychologue russe Lev S. Vygotsky (1896-1934) et l'Américain Albert Bandura ont tous deux souligné l'importance du travail des formes d'apprentissage social.
Autant d'animaux, autant d'expériences, autant de théories psychologiques... Question : lorsque l'on apprend à lire, à parler anglais ou à conduire, est-ce que l'on ressemble plutôt à un chien, à un rat, à un pigeon ou à un singe ? Ou bien à tous un peu à la fois ?
JEAN-FRANÇOIS DORTIER
Retour à l'accueil , prestation et plan d'accés , problèmes de comportement , liens
utilisation de l'olfaction par l'homme, relation homme animal
Notre secteur d'activité: 17000 la rochelle, 17300 rochefort, 17100 saintes, 17450 fouras, 17340 chatelaillon, 17700 surgères, 17400 st jean d'angely, 17290 aigrefeuille d'aunis, 17440 aytre, 17430 tonnay charente, 17380 tonnay boutonne, 17620 st agnant, 17230 marans, 17700 marsais, 17220 la jarrie, 17137 nieul/mer, 17170 st jean de liversay, 17540 st sauveur d'aunis, 17230 charron, 17140 lagord, 17170 taugon, 17550 dolus d'oleron, 17780 moeze, 17390 la tremblade, 17570 les mathes, 17730 ports des barques, 17320 marennes, 79210 Mauzé/ le mignon 17430 cabariot, 17700 St germain de marencennes
Les articles présentés concernent l'ensemble des races de chien : Jack Russell, Yorkshire, Rottweiler, Labrador, Beagle, Berger Allemand, Bichon Maltais, Boxer, Bull Terrier, Spitz Allemand, Border Collie, Beauceron, Dalmatien, Caniche, Chihuahua, American Staffordshire Terrier, Bichon Frisé, Cavalier King Charles, Bouledogue Français, Bouvier Bernois, Berger Australien, Teckel, Carlin, Shih Tzu, Epagneul Breton, Pinscher Nain, Dogue Allemand, Cocker Anglais, Berger Belge, Golden Retriever, Husky, Coton de Tuléar, Bichon Bolonais, Griffon Belge, Dobermann, Dogue Argentin, Terre-Neuve, Braque Allemand, Mastiff, Bulldog Anglais, Cairn Terrier, Cane Corso, Berger Blanc Suisse, Chow-Chow, Dogo Canario, Basset Hound, Epagneul, Phalène, Papillon, Bichon Havanais, Griffon Nivernais, Bobtail, Dogue de Bordeaux, Saint-Bernard, Staffordshire Bull Terrier, Westie, Shar-Pei, Lévrier, Fox Terrier, Lhasa Apso, Schnauzer Nain, Setter Anglais, Akita Inu, Cocker Americain, Shetland, Bullmastiff, Boston Terrier, Samoyede, Braque Français, Matin de Naples, Amstaff ...
Le contenu de tous ce site ne peut être dupliquer sous quelque forme que ce soit , sans avis du webmaster. Tous droits réservés
Les méthodes de formation utilisées sont basées sur le clicker training et l'éthologie canine.
Communiqué AFP du 5 mai 2010
Un nouveau cas de morsure mortelle de chien en France…
A quand de réelles mesures de prévention ?
Ce 4 mai 2010, un jeune enfant d’un an et demi est décédé des suites des morsures du chien de la famille, un berger belge malinois. Le jeune enfant et son frère de quatre mois auraient été momentanément laissés sans surveillance au domicile de la famille.
Ce terrible drame constitue le cinquième cas de décès suite à des morsures de chiens depuis juin 2008, date de publication de la loi de « prévention » instituant le permis « chien » pour certaines races de chiens dites « dangereuses » (3 % des chiens en France).
Aucun de ces cinq cas n’impliquait ces races prétendument dangereuses…
Parallèlement à ce terrible fait divers, une récente étude statistique pratiquée sur près de 750 chiens dits « dangereux » - et donc soumis à l’évaluation comportementale obligatoire – démontre que les deux catégories de chiens dits dangereux, au vu du résultat de l’évaluation comportementale, ne présentent pas de risque de dangerosité (hormis ceux inhérents à l’espèce canine) ou un risque de dangerosité faible DANS 98 % DES CAS.
L’évaluation de l’ensemble des chiens catégorisés est donc injustifiée et inutile.
Ce drame et les résultats du sondage évoqué ci-dessus démontrent :
- d’une part, l’inefficacité totale dans la lutte contre les morsures de chiens de pseudo-mesures de préventions uniquement ciblées sur des races de chiens prétendument dangereuses ;
- d’autre part, l’absence avérée de fondements statistique et scientifique de telles mesures.
Alors même que des pays (tels que les Pays-Bas) - qui disposaient également de dispositions législatives uniquement ciblées sur des races de chiens prétendument dangereuses - les ont abandonnées, constatant qu’elles étaient sans aucun effet sur le nombre de morsures de chiens, ce drame ne peut qu’être l’occasion d’une profonde réflexion visant à :
# mettre un terme à la législation française ayant institué les catégories de chiens dits « dangereux »,
# mettre en œuvre à la place une réelle politique de prévention du nombre de morsures de chiens en France basée sur :
- l’information du public en général ;
- l’information des propriétaires de chiens ;
- l’information des victimes potentielles les plus fréquentes, les enfants.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, on peut encore lire dans les médias des titres d'articles tel que "Tout chien peut mordre, quelle soit sa race". "Le berger allemand est très souvent en cause, cette race étant la plus fréquente en France, et les observations ont montré que c’est le visage qui est le plus souvent touché..." Ce genre d'affirmation totalement erroné et fonder sur aucune statistique fiable ne peut qu'accentuer l'amalgame et la psychose ambiante. Cela démontre clairement la marge de progression encore nécessaire afin d'arrêter de transmettre de fausse information. Et l'ignorance latente autour de cet animal qui vit parmi nous depuis approximativement 10000 ans.
Etude de référence, réalisée dans l'état du Colorado commanditée par Coalition for living safely with dogs. Effectuée entre le 1er juillet 2007 et le 30 juin 2008. Pour l'analyse statique deux mille soixante réponses ont été retenues pour l'analyse.
Etude complète sur www.livingsafelywithdogs.com Cliquer sur l'image pour accéder
Concernant les races "prédisposées", il ressort de cette analyse statistique que 40% sont des croisés. Suivent le labrador (13%), le "pitbull"(8%) et le rottweiller (4%). Il est difficile voir impossible de tirer des conclusions exactes quand aux races précises dites mordeuses. Les circonstances semblerait être beaucoup plus importantes que la race dans le déclenchement d'une morsure.Dans cette étude la plus fréquente des morsures est successive à une fugue, toutes races confondues (18%). Cette fréquence augmente pour certaines races comme le boxer et le berger allemand.
Diverses circonstances de morsures:
-Intervention d'une personne dans un accrochage entre chien. (12% des cas)
- Défense d'un jouet, de la nourriture (15% des cas)
-Une bagarre entre chien, à l'origine de la morsure (10% des cas)
Le sexe et l'âge des chiens ont forcément une incidence. Cette étude démontre que les chiens âgés de un à quatre ans sont responsable de la plus grande partie des morsures (33% des cas). Dans 60% des cas les mâles sont responsables des morsures. Qui s'avèrent être plus graves et avec des dommages plus importants que celles des femelles.
Un fois de plus, cette étude démontre, que même s'il y a des différences au niveau du sexe et de la race. Elle est dérisoire par rapport à la responsabilité dans l'éducation du propriétaire, qui s'est toujours avérée primordial et indispensable. On aura beau essayer de déterminer si tel ou tel race de chien est plus ou moins dangereuse (comme l'absurdité des législateurs français qui essaye d'encrer et de traumatisé la population).
Les morsures sont plus fréquentes qu’on ne le pense généralement. Si on analyse les résultats d’une enquête effectuée à Besançon en France par Filiatre et al. (1990) concernant 184 morsures d’enfants (1 à 15 ans) soignés dans un centre antirabique, il est intéressant de noter unes augmentation du pourcentage des morsures : Entre 1 et 4 ans, entre 7-8 ans, vers 11 ans.
Selon l’enquête effectuée par l’ELASS( entre 1986 et 1988), 40% des morsures surviennent chez les jeunes de moins de 15 ans, dont 16% chez des enfants de 1 à 5 ans. Avant 5 ans, l’atteinte la plus la plus fréquente se fait au niveau du visage, un accident sur trois à la maison.
Or, la majorité des parents dont les enfants ont été mordus par le chien de la famille pensaient pouvoir totalement confiance à l’animal. Les accidents sont le fait de toutes les races, de la plus petite à la plus grande, de celle réputée « la plus gentille » à celle réputée « très agressive ». Il est impératif de se rappeler que tout chien reste un chien, avec son comportement de chien et qu’il réagit à une situation telle qu’il la ressent et en fonction de ses codes qui ne correspondent pas à nos codes moraux.
photo: Balzac dept 17
Chaque année, on estime que 500.000 Français sont victimes de morsures et de blessures infligées par un animal domestique, et sont adressés dans des structures hospitalières. Même si ce chiffre semble très élevé, il est probablement bien en-dessous de la réalité, car nombre de patients ne consultent pas et soignent eux-mêmes leurs lésions. Malheureusement, entre 40 et 50% des blessures s'infectent et risquent d'entraîner des lésions irréversibles, parfois sources d'invalidité. C'est pourquoi il est recommandé de consulter en urgence !
Les blessures les plus courantes concernent la main et les membres supérieurs. Le plus souvent, la blessure a été causée par un chien, ensuite par des chats, et plus rarement par des animaux de compagnie dits exotiques (rat, hamster, renard, singe, tarentule, etc.). Ces derniers sont responsables de 5 à 7% des cas, dont les conséquences dépendent bien entendu du type d'animal.
Notons également que les principales victimes sont les enfants et les adultes jeunes, qui totalisent près de 75% des blessures et morsures. Les morsures au niveau du bras représentent 70% des cas. Elles sont d'emblée d'une extrême gravité (plaie vaste et déchiquetée).
Source : www.e-sante.fr
Les différents types de morsures:
Morsure légère: Morsure suffisamment contrôlée, ne causant pas de blessure.
Motifs:
Agression hiérarchique, agression territoriale, par irritation sur un chien dominé.
Morsures grave: Pas d'auto-contrôle de la morsure.
Motifs:
1-Déficit d'auto-contrôle (trouble du développement, problèmes de sevrage)
2-Instrumentalisation (agression hiérarchique ou par irritation de façon fréquentes)
3-Agression par peur (morsure incontrôlée et violente avec des signes intenses de peur)
4-Agression par prédation (le chien confond la victime avec une proie dommages corporelles très importants)
5-Dressage au mordant chez un chien instable ou inadapté.
L'échelle d'agression.
L'agression n'est pas le comportement privilégié des chiens pour régler un conflit. Ils utilisent plutôt un langage corporel apaisant quand ils sont soumis au stress. Dans la société canine, ce langage est utilisé pour apaiser les autres. Cela peut être comparé aux gestes de politesse humaine, comme sourire, dire bonjour, serres la main. Leur langage corporel peut aussi exprimer l'anxiété dans une situation stressante afin de rapidement les apaiser. Alors que des gestes apaisant peuvent être perçus comme de la "soumission", c'est souvent un malentendu. Les chiens utilisent tout leur répertoire de communication quand ils en ont besoin parfois sans relation évidente avec ce qu'on attend d'eux. Tous les chiens peuvent alors mordre dans des situations extrêmes à leurs yeux."L'échelle d'agression" est un résumé schématique des postures que le chien utilise quand il est stressé ou qu'il se sent menacé. Celles-ci sont destinées à avertir les humains et éviter l'escalade de violence menant à l'agression. Les premiers niveaux de l'échelle (bailler..) ont pour but d'éviter le conflit. En haut de l'échelle (claquer des dents...), les comportements le font cesser. Comprendre le sens de ces comportements et aider les enfants à les détecter aide à éviter l'ultime recours: la morsure.
Les postures de l'échelle d'agression.
Cette échelle n'a qu'une valeur indicative. L'age du chien, le sexe, le tempérament, la relation avec ses propriétaires... Font varier de manière significative les différentes étapes avant la morsure
Bailler, cligner des yeux, se lécher le nez
Détourner la tête
Détourner le corps, être assis en piaffant
Ramper, les oreilles en arrière. Partir
Etre ramassé sur lui même, la queue entre les jambes
Etre couché les pattes en l'air
avoir le regard fixe, se raidir
Grogner
Claquer des dents
Mordre
Si les postures ne réduisent pas rapidement la menace, le comportement du chien franchit immédiatement les échelons. Un chien peut aussi apprendre avec le temps que les gestes les plus discrets passent inaperçus; il peut alors s'en dispenser au profit de gestes plus spectaculaires. Un tel chien peut sembler imprévisible alors qu'il a été mal compris au départ. La première option pour un chien peut être tout simplement de quitter les lieux du conflit. Beaucoup d'enfants sont mordus simplement parce qu'ils suivent le chien et le harcèlent. si un chien évite un enfant qui lui tend les bras et que celui-ci le suit et veut absolument le caresser, il peut grogner. Si grogner ne suffit pas ou que le chien est puni, il y a de fortes chances qu'il pince ou qu'il morde. La non-compréhension des signes avant-coureurs montrés dans l'échelle d'agression a un effet néfaste sur les relations entre les chiens et les humains. Un chien qui s'enfuit devant un aspirateur est considéré comme peureux alors que s'il fuit devant son propriétaire en colère il est considéré comme "méchant" ou désobéissant. Il pourra donc être puni et aura forcément l'air coupable: "il sait qu'il a mal fait, le chien qui fuit tout comme le chien "agressif", disent tous les deux "calmez vous et laissez-moi tranquille". Si le maître continue de punir le chien, cela apprend au chien qu'on ne peut pas avoir confiance dans les humains qui ne comprennent pas qu'il cherche à apaiser et augmente le risque de réactions agressives dans le futur.
Kendal Sheperd
Manual of canine and Behaviour Medicine
The blue dog 2008
De nombreux autres articles
Retour à l'accueil , prestation et plan d'accés , problèmes de comportement , liens
utilisation de l'olfaction par l'homme, relation homme animal
"La hiérarchie est une organisation de valeur. La dominance est définie comme étant la relation individus basée sur la force, l'agressivité et la soumission afin de déterminer qui aura la priorité sur différentes ressources telles: la nourriture, le lieu de repos préféré... (Bernstein 1981, Drews 1993)
La hiérarchie de dominance est une organisation sur la valeur, celle-ci définie par la priorité d'accès au privilèges et aux ressources. Le dominant adopte généralement une posture assertive (haute) et le dominé une posture d'insécurité (basse).
C'est par observation que l'on déduit et interprète la hiérarchie. Qui observe qui ? C'est l'homme qui observe le chien. Qui interprète ? Sur quelle base l'homme interprète-t-il ? Sur la base de ce qu'il connait, de ce qu'il vit,de sa structure sociale, organisée en hiérarchie.
Plus l'homme vit en hiérarchie, plus il produit de la hiérarchie, plus il voit de la hiérarchie.
Cela ne veut pas dire que la hiérarchie est une réalité animal.
C'est une question de vision du monde, de modélisation du monde. La réalité du monde nous est inaccessible; mais l'homme aime croire qu'il comprend et il accepte mieux ce qu'il croit comprendre. La hiérarchie est une de ses visions. Elle n'est ni vraie ni fausse, c'est une vision. Chacun voit les choses différemment, ce qui ne veut pas dire que l'un voit correctement et l'autre faussement. Le problème n'est pas d'avoir une vision, c'est d'y croire, c'est de devenir la vision et de prétendre que seule sa vision est correcte. Les conflits de vision sont à l'origine des guerres...
On peut voir l'organisation sociale du chien à travers la vision hiérarchique. mais on peut utiliser la vision anarchique, ou la vision du conditionnement, ou une autre vision. Chaque vision apporte un nouveau regard sur la problématique et sur les solutions.
L'éthogramme social du chien de famille n'a pas été réalisé. Le chien vit-il en hiérarchie avec les autres chiens et avec l'être humain ? Je répondrais intuitivement "non" à cette question mais c'est ma vision du jour et elle n'est pas validée, tout comme n'est pas validée non plus la vision hiérarchique ..."
J.Dehasse 2005
Le conditionnement opérant (Burrhus F. Skinner 1904-1990) est la base de l'apprentissage par essais et erreurs (Edward Lee Thorndike (1874-1949). L'animal sélectionne parmi les opérations qu'il effectue spontanément et au hasard dans son environnement, celles qui lui sont favorables. Il se crée alors une association entre les stimulations présentes, le comportement effectué par l'animal et l'effet favorable ou défavorable pour lui, produit par ce comportement sur l'environnement social ou physique
.
Comme pour le conditionnement classique, un certain nombre de "lois" régissent le conditionnement opérant; certaines sont communes aux deux formes.
La "loi" de l'effet dit que tout acte, qui dans une situation donnée, produit de la satisfaction a plus de chances de se reproduire si une situation analogue survient à nouveau. Inversement, tout acte ayant produit de la dissatisfaction dans une situation déterminée aura tendance à disparaître si cette situation se représente ultérieurement.
La "satisfaction" constitue la survenue d'un renforcement positif ou négatif tandis que la "dissatisfaction" représente l'apparition d'une punition positive ou négative
La "loi" de la contigüité temporelle s'applique moins strictement que le conditionnement classique.
Il faut distinguer entre l'installation et le maintien de la réponse lorsqu'on considère le délai séparant la réponse du renforcement.
Pour installer un comportement, il est préférable d'administrer le renforcement immédiatement après la réponse correcte. s'il y a un délai, une ou plusieurs réponses différentes de celle qu'on veut installer peuvent se produire entre-temps et tout se passera comme si c'était elles qui étaient renforcées.
Ce type de réponse est appelé comportement superstitieux; il est défini comme une réponse dont la probabilité d'émission s'accroit, non en raison d'un contrôle par le renforcement prévu par l'expérimentateur, mais suite à une contigüité accidentelle avec un évènement qui prend valeur de renforcement.
dans beaucoup de cas cependant, l'animal peut distinguer entre les réponses ayant un effet réel et les autres et lie le conditionnement à la corrélation entre deux évènements. S'il s'agit de maintenir une réponse installée, un délai peut s'écouler entre la réponse et le renforcement qui est alors appelé renforcement différé. Ce délai est même souhaitable pour réduire la dépendance du comportement par rapport au renforcement.
La procédure doit prévoir que l'intervalle entre la réponse et le renforcement soit progressivement augmenté.
Un renforcement différé est différent d'un renforcement intermittent à intervalle fixe ou variable.
La "loi" de la répétition et l'oubli sont d'application pour le conditionnement opérant aussi bien que pour le conditionnement classique.
La "loi" de l'extinction est identique à celle qui a été formulée de l'étude du conditionnement classique. Un phénomène d'inhibition comparable s'installe également.
Quand une réponse n'est plus renforcée, on assiste souvent dans un premier temps, à une augmentation paradoxale de la fréquence de son apparition. Ensuite seulement, cette fréquence diminue. après l'extinction, on peut observer une récupération spontanée.
Le conditionnement par renforcement positif est plus sensible à l'extinction que le conditionnement négatif.
Les réponses maintenues par renforcement intermittent ou par renforcement différé sont très résistances à l'extinction.
Les réponses installées par un renforcement impératif, sont plus difficiles à éteindre que celles installées par un renforcement de faible valeur. Une réponse qui demande un effort musculaire important est plus sensible à l'extinction qu'une réponse demandant un moins grand effort.
La "loi" de la généralisation est identique à celle énoncée en conditionnement classique.
Un chien peut apprendre à répondre correctement a un commandement verbal, que celui ci soit donné à voix normale, soit chuchoté ou provienne d'une autre personne que son maître.
La "loi" de la discrimination est également semblable à ce qui a été expliqué. Un chien peut apprendre à répondre aux ordres verbaux de son conducteur et à ne pas répondre à des ordres identiques émis par d'autres personnes.
La généralisation et la discrimination se font aussi en ce qui concerne une propriété particulière d'un stimulus, telle que la fréquence (d'un son, d'un signal visuel,...) ou l'intensité (d'une lumière rouge, verte...)
La généralisation et la discrimination en conditionnement opérant présentent les mêmes caractères de complémentarité et d'adaptation à l'environnement qu'en conditionnement classique.
Le phénomène de discrimination est un outil précieux utilisé pour étudier les aptitudes des organes des sens des animaux
J.M GIFROY
Photo: Divine Dept 17 M. Zerihem
Le chien dans notre société
Le chien fut certainement le premier compagnon de l'homme, le premier à partager sa vie, ses déplacements, sa maison, ou sa nourriture. Il demeure aujourd'hui encore le premier, par le nombre, par les dépenses qui lui sont consenties, comme par la place qu'il occupe dans notre société.
photo:Samourai de Kumagai no akita inu
On a souvent tendance à diviser l'histoire du chien en deux périodes. Jusqu'à la fin du 19ème siècle, le chien a été élévé, selectionné à des fins strictement utilitaires. Les différentes races se sont ainsi formées en fonction des services que l'on attendait. aujourd'hui, la plupart d'entre elles sont reconverties à l'agrément, élevées essentiellement pour leur beauté. Ce point de vue demande à êtrze fortement nuancé. La domestication de l'èspèce canine a dû passer par l'utilisation de l'"imprégnation": l'homme a retiré de leur meute les louveteaux ou d'autres ancêtres du chien à l'âge de quelques semaines afin qu'ils puissent s'intégrer à la "meute" humaine. L'homme a du partager sa nourriture, cas unique parmi les espèces domestiques, avec les chiens.
Dans notre monde axé sur la communication et l'information, la radio, la télévision, la radio, le téléphone, à présent l'informatique ont paradoxalement limité le dialogue direct, le contact physique et plus précisément la communication non verbal.
Le chien, lui, rétablit l'équilibre entre le langage du corps et celui de l'intellect. Il ne comprend pas les mots mais il sait tout des intentions et des sentiments non exprimés que nous percevons mal, ou pas du tout. Complice silencieux, témoindiscret des joies et des peines de son maître, il accepte les changements d'humeur de celui qui tient le rôle de leader. Pour lui, il supporte l'univers du béton, d'asphalte et de néons des villes, la terrible chaîne des cours de ferme, le trop petit enclos du jardinet de banlieue.
ultime chaînon qui nous relie à la terre, à la nature, il nous rappelle heureusementnos attaches animales grâce à ses exigences: exercice physique, alimentation, instincts, rythme de vie. Pour lui, le jogger occasionnel se lèvera plus tôt le dimanche matin car "il faut bien faire courir le chien", la famille découvrira la forêt en lui donnant l'occasion de s'ébattre en liberté... et d'aucuns qui affiement ne pas être capables de faire cuire un oeuf sur le plat ne laisseront à personne le soin de préparer la pâtée de leur compagnon...
De tous les animaux, le chien est sans conteste, l'animal qui s'est le plus facilement adapté au milieu humain. Les conséquences en ont été fondamentales. Le chien s'est non seulement habitué à la présence de l'homme, mais il s'est incliné devant ce "dominant" qui libérait son existence de toutes surprises désagréable ou dangereuse et qui assurait indirectement sa nourriture.
Dès que l'homme enfin s'est fixé, les conséquences de cette adaptation ont été plus vives encore: le chien a cessé d'être un errant. Sa vie protégée s'est prolongée bien au delà de celle de tant d'autres bêtes que la loi biologique met dans l'obligation de s'isoler de leur communauté ou de mourir dès qu'elles ne sont plus en état de servir ou de vaincre.
Certes, les instincts primitifs n'ont pas disparu; mais le "canis familiaris" a eu dès lors un mode de vie tout différent de celui de son ancêtre du paléolithique. Les conditions extérieurs ayant changé, les relations de l'instinct ont du également évoluer.
Cette évolution s'est faite dans le sens du développement d'une affection réciproque entre l'homme et le chien: l'homme aimant le chien à sa manière d'homme, et le chien à "sa manière de chien". Ce développement affectif s'explique du fait que la domestication du chien ne s'est pas réalisée uniquement par coercition ( quoique !), récompenses et punitions, comme cela s'est produit pour les autres animaux que l'homme a "conquis". La communion affective s'est surtout réaliser par le partage de la nourriture et de l'abri. Il en résulté, "une coopération affectueuse et intelligente qui a intégré véritablement le chien dans la société humaine.
Il faut nuancer ce modèle, car si l'on observe cette relation d'un point de vue plus globale, il faut impérativement aborder le sujet du spécisme.
Le spécisme est à l'espèce ce que le racisme et le sexisme sont respectivement à la race et au sexe : la volonté de ne pas prendre en compte (ou de moins prendre en compte) les intérêts de certains au bénéfice d'autres, en prétextant des différences réelles ou imaginaires mais toujours dépourvues de lien logique avec ce qu'elles sont censées justifier. En pratique, le spécisme est l'idéologie qui justifie et impose l'exploitation et l'utilisation des animaux par les humains de manières qui ne seraient pas acceptées si les victimes étaient humaines. Les animaux sont élevés et abattus pour nous fournir de la viande ; ils sont pêchés pour notre consommation ; ils sont utilisés comme modèles biologiques pour nos intérêts scientifiques ; ils sont chassés pour notre plaisir sportif.
Source Anti-spécisme.org

