Choisir son chien: Jamais avant huit semaines

Elevage, spa, particulier ? Un chiot, un adulte ? Chien de race, bâtard, corniaud ? Grande, moyenne, petite taille. Quel que soit votre choix, dans tous les cas, un principe simple s'applique: L'acquisition d'un chiot ne se fait JAMAIS AVANT 8 SEMAINES !!

Quoi que l'ont vous dise: "on à pas eu le choix", "c'est bon il mange des croquettes"... Aucune excuse humaine ne justifie, l'anxiété et la souffrance que va subir le chien au cour de sa vie. Les conséquences sont quasi irrémédiables pour l'animal. Que cela soit, un chiot, un adulte, la première chose à demander; est à quel âge il à été séparer de sa fratrie et de sa mère ?

Pourquoi ?
Les déficiences vont être au niveau comportementale.

L'acquisition de la morsure inhibée: Vers l'âge de 5-6 semaines, du fait de l'apparition de la dentition, le chiot qui mordille fait mal. Les chiots recherchent les jeux au cours desquels ils grognent et se mordent. Le chiot mordu crie, ce qui fait réagir la mère qui corrige le mordeur. Elle va ainsi lui apprendre à contrôler sa morsure en fonction des réactions de celui qui est mordu. Cette acquisition permet au jeune comme au futur adulte de jouer sans blesser l'autre. boxer charente maritime

Aquisition du contrôle moteur: L'acquisition de de l'hinibition de la morsure est le point de départ du contrôle moteur (P.Pageat). L'adulte régulateur, sanctionne les jeux violents et l'hypermotricité de la même maniére qu'une morsure non contrôlée. Elle va grogner et plaquer le chiot au sol et peut devenir très menaçante. Certaines mères vont pendant des périodes de 10 à 15 minutes, pousser le chiot, le plaquer au sol et le fixer jusquà qu'il s'immobilise, garde la position et détourne le regard. Il n'y a ni colère ni menace de la part de la mère. C'est ainsi que le chiot acquiert la posture de soumission. Position qui inhibe l'agression d'un chien correctement socialisé (J. Dehasse, Congrés mondial d'éthologie de Lyon 1999). Les interactions entre chaque chiot et sa mère sont uniques si bien que les chiots d'une même portée ne reçoivent pas tous une éducation identique. Sans la présence de la mère ou d'un adulte éducateur il n'y a pas de sanction des jeux violents et de l'hypermotricité. Il va développer un déficit d'auto contrôle va avoir des difficultés à arrêter un comportement. Motricité hypertrophiée et difficulté de jouer sans faire mal. 

Quel être humain peut prétendre avoir les connaissances, le temps, les capacités, pour remplacer l'éducation d'une chienne. Très peu.

Vous souhaitez en parler, et faire le bon choix. N'hésitez pas. 06.99.16.33.47

 

 

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Réflexion sur l'existence de la hiérachie

"La hiérarchie est une organisation de valeur.
La hiérarchie de dominance est une organisation sur la valeur, celle-ci définie par la priorité d'accès au privilèges et aux ressources. Le dominant adopte généralement une posture assertive (haute) et le dominé une posture d'insécurité (basse).
C'est par observation que l'on déduit et interprète la hiérarchie. Qui observe qui ? C'est l'homme qui observe le chien. Qui interprète ? Sur quelle base l'homme interprète-t-il ? Sur la base de ce qu'il connait, de ce qu'il vit,de sa structure sociale, organisée en hiérarchie.
Plus l'homme vit en hiérarchie, plus il produit de la hiérarchie, plus il voit de la hiérarchie.
Cela ne veut pas dire que la hiérarchie est une réalité animal.

C'est une question de vision du monde, de modélisation du monde. La réalité du monde nous est inaccessible; mais l'homme aime croire qu'il comprend et il accepte mieux ce qu'il croit comprendre. La hiérarchie est une de ses visions. Elle n'est ni vraie ni fausse, c'est une vision. Chacun voit les choses différemment, ce qui ne veut pas dire que l'un voit correctement et l'autre faussement. Le problème n'est pas d'avoir une vision, c'est d'y croire, c'est de devenir la vision et de prétendre que seule sa vision est correcte. Les conflits de vision sont à l'origine des guerres...
On peut voir l'organisation sociale du chien à travers la vision hiérarchique. mais on peut utiliser la vision anarchique, ou la vision du conditionnement, ou une autre vision. Chaque vision apporte un nouveau regard sur la problématique et sur les solutions.

L'éthogramme social du chien de famille n'a pas été réalisé. Le chien vit-il en hiérarchie avec les autres chiens et avec l'être humain ? Je répondrais intuitivement "non" à cette question mais c'est ma vision du jour et elle n'est pas validée, tout comme n'est pas validée non plus la vision hiérarchique ..."

J.Dehasse 2005

Qu'est ce que l'agressivité ?

L'agressivité est une source de vie. C'est l'énergie qui nous permet de demeurer vivant, qui nous pousse à nous protéger des dangers et à faire les efforts nécessaires pour atteindre nos objectifs. Cette énergie est disponible dans tous les organismes vivants:
Elle permet de franchir les obstacles pour lutter contre les agressions internes ou extérieurs à l'organisme;
c'est grâce à son agressivité que l'animal chasse sa proie et défend son territoire.
Pour cela, il mobilise ses forces et les concentre sur l'attaque ou la défense, selon la situation.

Pour l'humain, avancer, conserver ses acquis ou défendre ce qui  lui tient à coeur demande un constant investissement d'énergie.
Certaines personnes cherchent à supprimer leur agressivité en ingurgitant des médicaments car cette énergie se présente pour eux sous une forme, apparemment autodestructrice. Ils essaient ainsi de fuir leur souffrance et leur impuissance. d'autres sont capables de contrôler volontairement leur agressivité jusqu'à ne plus y avoir accès.

L'être humain est capable aussi de dévier son orientation pour atteindre d'autres buts, il dévie l'agressivité de son orientation initiale si ses objectifs ne sont pas atteints, comme par exemple, il veut de la reconnaissance, il n'en a pas alors il éprouve de la colère ou de la frustration.educateur canin charente maritime
La colère est l'émotion qui surgit quand on rencontre un obstacle à notre satisfaction. C'est une émotion saine, car elle nous informe sur la nature de l'obstruction à notre satisfaction.
Agressivité et comportement.
L'agressivité devient un comportement dès qu'elle est exprimée. Ce comportement quelquefois nécessaire peut être apprivoisé pour être en harmonie avec le monde ou son environnement immédiat.

Tout individu humain ou animal peut être agressif dans ses propos, dans ses attitudes, dans son langage.
L'agression se caractérise par le langage à l'acte physique qui peut aller de la simple blessure à la mort de l'adversaire.

Il nous faut donc comprendre les mécanismes de ce comportement si nous voulons essayer d'y remédier par des apprentissages ou thérapies. C'est à dire savoir à quel niveau du déroulement de ce processus on peut éventuellement changer la finalité de l'acte.
La psychologie s'attache à déterminer les lois qui président à l'existence et à l'enchaînement des "faits psychologique", c'est à dire des opérations de conduite. sur ce point l'homme est cons
idéré par certains auteurs comme un animal. Certes un animal qui domine les autres animaux à différents points de vue, mais avec chez lui des comportements souvent analogues aux animaux à différents points de vue, mais avec chez lui des comportements souvent analogues aux animaux, comme certains instincts primaires (faim, soif, sexualité.) Les divers types de comportement observables chez les animaux peuvent être classés en trois catégories:
Le comporteme
nt inné ou instinctif,
le comportement acquis par apprentissage,
le comportement "intelligent"
Instincts, habitudes, actes intelligents forment de véritables niveaux de comportement. La question sera de savoir si l'ag
ression est innée, ou acquise et quelquefois modifiée par l'apprentissage. D'autres éléments comme l'émotion ou la motivation seront à prendre en compte. Les stimulations déclenchant une conduite sont fonction de la perception, ou des motivations et des intérêts particuliers, car l'animal sauvage et l'animal domestique n'ont pas les mêmes préoccupations. L'animal sauvage en liberté sera préoccupé principalement par sa mise en sécurité, et sera agressif par réaction. L'animal apprivoisé se sentira en sécurité et pourra devenir agressif par maternage ou un mauvais apprentissage.
Les auteurs ne
sont pas tous d'accord sur la définition des termes. Pour nous l'important c'est de pouvoir observer le comportement. Ce comportement qui peut devenir une agression aussi bien humaine que animale. Il nous faudra distinguer l'agressivité pathologique ou hors norme. Car l'agressivité par réaction pour défendre sa vie ses biens, ou son territoire est naturelle et est fonction de la personnalité ou du caractère de chaque individu. La question est de savoir à quel niveau d'agressivité doit on intervenir sur l'apprentissage ou par thérapie. De distinguer un comportement qui nous semble normal d'un comportement qui nous parait dangereux.dressage du chien chiot 17

Ethologie et agressivité

Le débat persiste à savoir si l'agressivité est un instinct comme la faim et la sexualité. Cet instinct amène l'animal à utiliser l'agression pour se nourrir, se défendre ou se reproduire. Pour LORENZ l'instinct d'agression est nécessaire pour la survie de l'espèce. L'agression est un combat intra-espèce. Car il n'y a pas d'agression entre le prédateur et sa proie, car ce mal est nécessaire pour nourrir la prédateur. L'instinct d'agression est une énergie endogène, c'est à dire qui prend naissance à l'intérieur du corps et se libère sur un objet extérieur d'une façon ou d'une autre. si l'agression obéit aux instincts primaires faim, soif, sexe, elle peut également être territoriale, hiérarchique ou critique. Les comportements d'agression font l'objet d'études en éthologie: prédation entre mâles, terreur, défense du territoire, défense des jeunes. L'éthologie étudie les comportements animaux dans leur milieu naturel. Elle tente notamment d'établir certaines corrélations entre l'agressivité animal et les fonctions d'adaptation. Les éthologistes font ressortir cinq éléments:
- Chez les animaux, seul le rapport de prédation donne lieu à des affrontements qui ne sont pas particulièrement cruel.
- Lorenz pose la question de la fonction de l'agressivité pour la survie de l'espèce: les griffes du chat ont un sens pour l'histoire de l'espèce au cours de l'histoire du règne animal., l'agressivité se donne les moyens pour son expression Elle agit comme un système régulateur des relations des espèces entre elles, et des individus à l'intérieur d'une même espèce.
- L'agressivité fonctionne avec la précision de l'instinct
- L'agressivité a des fonctions précise comme la répartition territoriale ou la sélection des partenaires sexuels.
- L'agressivité a de faible capacité de destruction.
Yves Michaud (1998) croit à l'existence de l'instinct chez l'homme comme chez les animaux.
Or, dès que l'homme commence à dominer son milieu et à former des grands groupes, son instinct devient nuisible. Il multiplie sa capacité de destruction avec les armes et les interventions techniques

Patrick Garnier 2004


photo: Rakuna de Kumagai no akita inu


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Le chien dans notre société

Le chien dans notre société

Le chien fut certainement le premier compagnon de l'homme, le premier à partager sa vie, ses déplacements, sa maison, ou sa nourriture. Il demeure aujourd'hui encore le premier, par le nombre, par les dépenses qui lui sont consenties, comme par la place qu'il occupe dans notre société.


dressage du chien 17 charente maritime

photo:Samourai de Kumagai no akita inu

On a souvent tendance à diviser l'histoire du chien en deux périodes. Jusqu'à la fin du 19ème siècle, le chien a été élévé, selectionné à des fins strictement utilitaires. Les différentes races se sont ainsi formées en fonction des services que l'on attendait. aujourd'hui, la plupart d'entre elles sont reconverties à l'agrément, élevées essentiellement pour leur beauté. Ce point de vue demande à êtrze fortement nuancé. La domestication de l'èspèce canine a dû passer par l'utilisation de l'"imprégnation": l'homme a retiré de leur meute les louveteaux ou d'autres ancêtres du chien à l'âge de quelques semaines afin qu'ils puissent s'intégrer à la "meute" humaine. L'homme a du partager sa nourriture, cas unique parmi les espèces domestiques, avec les chiens.

Dans notre monde axé sur la communication et l'information, la radio, la télévision, la radio, le téléphone, à présent l'informatique ont paradoxalement limité le dialogue direct, le contact physique et plus précisément la communication non verbal.

Le chien, lui, rétablit l'équilibre entre le langage du corps et celui de l'intellect. Il ne comprend pas les mots mais il sait tout des intentions et des sentiments non exprimés que nous percevons mal, ou pas du tout. Complice silencieux, témoindiscret des joies et des peines de son maître, il accepte les changements d'humeur de celui qui tient le rôle de leader. Pour lui, il supporte l'univers du béton, d'asphalte et de néons des villes, la terrible chaîne des cours de ferme, le trop petit enclos du jardinet de banlieue.

ultime chaînon qui nous relie à la terre, à la nature, il nous rappelle heureusementnos attaches animales grâce à ses exigences: exercice physique, alimentation, instincts, rythme de vie. Pour lui, le jogger occasionnel se lèvera plus tôt le dimanche matin car "il faut bien faire courir le chien", la famille découvrira la forêt en lui donnant l'occasion de s'ébattre en liberté... et d'aucuns qui affiement ne pas être capables de faire cuire un oeuf sur le plat ne laisseront à personne le soin de préparer la pâtée de leur compagnon...

Matraquage médiatique . Chiens méchants

Comment faire peur avec des images clichées!loi chien dangereux
Parce que faire peur, cela fait vendre.
Parce que maintenir un climat d'insécurité à toujours eu pour but de détourner l'attention de la population sur les vrais problèmes.
Parce qu'il y a toujours eu, et il y aura toujours des personnes irresponsables.

Parce que créer des lois dans l'urgence n'apportent jamais rien d'efficaces.
Parce que la "désinformation du journal de 20h00" est, et sera toujours généraliste.
Parce que les médias sont comme le temps qui passe, sauf qu'ils sont fait par l'homme.
...

Ne vous laissez pas influencer et manipuler par les médias, informer vous !

 

La fameuse date butoire du 31 décembre est passer. De nombreux propriétaires de chien de 1ère et 2ème catégorie, pour des motifs financiers envisagent et se renseignement pour faire euthanasier leur animal. (une analyse comportementale plus la journée de formation peut se chiffrer jusq'à 300 euros). Un vétérinaire, que cela soit au niveau éthique ou légal ne peut effectuer ce geste. Qui est l'équivalent d'une euthanasie de complaisance.

En France et dans tous les pays Européens signataires, hors de raisons médicales, une euthanasie ne peut intervenir que sur décision judiciaire (chien dangereux....), administrative (décision ponctuelle du préfet) ou sur arrêtés préfectoraux ou municipaux dans les cas prévus par les réglementations (animaux errants, délais de garde dépassés dans les refuges agréés et/ou surchargés, régions touchées par la rage etc....) ou de la part des agents de la force publique pour des raisons de sécurité.

L'article 655-1 du code pénal français sanctionne (je cite) le fait, sans nécessité, publiquement ou non, de donner volontairement la mort à un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité hors des immunités légales prévues (ci-dessus).
L’article 521-1 du code pénal réprime tous les actes de cruauté ou sévices graves envers les animaux domestiques, apprivoisés ou tenus en captivité dont le caractère intentionnel de l’acte a été démontré. Sa violation est punie de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende

 






Chiens méchants ? (texte écrit 1970)

On n'est guère plus avancé quand il s'agit d'interpréter les troubles psychiques ou l'on constate sans substrat anatomique, une perturbation de l'instinct défensif.
L' agressivité canine n'est pas une anomalie. Elle est un phénomène nature. Caractéristiques des carnassiers et des carnivores en général, elle doit cependant avoir ses limites pour ne pas mettre en jeu, chez le chien, son statut d'animal domestique. Ces limites, l'éducation, l'apprentissage, le dressage ont contribué à les fixer. Si cette agressivité naturelle est exacerbée, elle nous irrite et nous nous empressons à tort de qualifier ces chiens de bêtes méchantes, stupides ou cruelles.
Il n'y a pas de chiens méchants. Il y a des chiens perturbés, des chiens, pour des causes diverses, sont constamment en état d'insécurité: ces chiens ont une propension évidente à mordre, au point de devenir , à nos yeux, asociaux. De tels chiens sont des demi fous, car leur comportement ne peut s'expliquer, semble t-il, que par une perturbation interne de leur "conscience"(de chien)...
...A l'opposé, mais tout aussi pathologiquement atteints, sont les chiens trop soumis, timides, dépressifs et peureux dont nous devons améliorer le sort sans être autorisés, à juger leur responsabilité, ni à sanctionner leur couardise.
Ce type assez fréquent d'anomalies est quelque fois lié à ce que la science appelle "une longue désorganisation des réactions spontanées". C'est le cas des chiens mordeurs parce que trop gâtés, trop aimés, et qui, ne se trouvant jamais en état d'inquiétudes, en viennent à se risquer, plus que tous autres, à remettre en jeu la primauté de l'homme sur. C'est également le cas des chiens abouliques, de ces chiens grondés à longueur de journée, corrigés pour une bêtise et qui en demeurent stupides, ramenés à jamais à la dernière place de la meute.


educateur canin la rochelle rochefort

Dresser un chien à être un chien bien adapté, bien élevé, n'est donc ni cruauté, ni brimade: c'est faire de lui un chien heureux. La chose n'est pas toujours facile. Des troubles psychiques de l'instinct d'agressivité peuvent en effet apparaitre à toute âge, en dehors de toute mauvaise adaptation, ainsi que l'illustre l'observation  suivante. Fut-elle conflit affectif, ou psychose réelle ressortissant de l'amnésie ? Qui le dira ?

Fernand Mery
photo:Tutti quanti de la terre aux loups




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Lettre de François Cavanna

Écoutez. Le tuer, j’ai pas le cœur. Alors, je vous l’amène. Vous, vous les tuez pas. Vous les sauvez. Un refuge, c’est fait pour ça, pour les sauver. Alors bon, le voilà ! C’est à prendre ou à laisser. Si vous en voulez pas, j’irai le perdre dans les bois. Je l’attacherai à un arbre, pour ne pas qu’il me coure derrière, vous savez comment ils sont, paraît qu’il y en a qui ont retrouvé leur maison après des centaines de kilomètres, alors vaut mieux l’attacher et puis se sauver, pas l’entendre crier, c’est trop triste, on n’est pas des bêtes. Bon, vous le prenez, ou vous le prenez pas ? Faut vous décider, j’ai pas que ça à faire, on n’a pas encore fini les bagages.

Évidemment, il ou elle le prend. Quoi faire d’autre ? Le bon salaud le sait bien. Quand on gère un refuge pour animaux, c’est qu’on a le cœur tendre, qu’on ne peut absolument pas supporter l’idée qu’une bête souffre, soit abandonnée, perdue, vouée à la piqûre, fatale, ou pis, aux pourvoyeurs des laboratoires. Les pseudos-amis des bêtes qui, lorsque le chien ne veut plus chasser, ou bien est devenu trop vieux, ou bien a osé donner un coup de dent au sale môme qui le harcèle, ou lorsque le mignon chaton offert pour Noël est devenu au 14 juillet, un gros matou qui a son caractère et ne veut plus jouer les nounours en peluche, ou encore lorsque “ces gentils compagnons” se mettent à être malades et coûtent “les yeux de la tête” en visites au véto, ces salopards délicats qui décident de les supprimer mais n’ont pas le courage de faire le vilain geste qui tue vont les déposer à la porte du refuge (variantes : ils les jettent par-dessus le grillage, ils enferment dans une boite en carton la chatte miaulante et ses petits...) comme on déposait jadis les nouveaux nés non désirés à la porte des couvents.


Site de recherche inter-refuges
education canine dans le 17
pour adopter votre animal de
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Fonder un refuge pour animaux est la pire façon de s’empoisonner la vie. Non seulement cela ne peut pas rapporter d’argent (les abandonneurs ne laissent jamais de quoi acheter un peu de bouffe, cela ne leur vient même pas à l’idée), mais c’est un gouffre financier.

Fonder un refuge ne peut être qu’une action bénévole et précaire, un élan de révolte contre l’indifférence générale devant l’omniprésence de la misère animale. C’est le fait d’âmes sensibles qui mettent sur le même plan toute souffrance, toute angoisse, humaine ou non humaine. La plupart du temps, dans le cas des petits refuges, il s’agit de gens à faibles ressources qui s’épuisent à mener un combat sans fin comme sans espoir, mais qui ne pourraient pas ne pas le mener. Ils sont parfois aidés par de maigres subventions (dans le meilleur des cas), par la générosité de quelques adhérents, mais en général abandonnés à leurs seules ressources personnelles.

Un refuge est vite submergé. Là comme ailleurs, la mode imposée par les éleveurs et la publicité des fabricants d’aliments ont stimulé une frénésie d’achat dont les conséquences sont la versatilité du public et la cupidité des éleveurs et des marchands. La “rentabilité” exige qu’une femelle d’une race “vendeuse” ponde et ponde jusqu’à en crever. On achète par caprice, le caprice passé on est bien emmerdé, et comme on n’est pas des tueurs on se débarrasse, au plus proche refuge. Et là, c’est le chantage cynique de tout à l’heure : “Vous le prenez ou je vais le perdre”. C’est exactement le coup de l’otage à qui le malfrat a mis le couteau sur la carotide : “Vous me la donnez la caisse ou je l’égorge.” On ne sait pas assez, même chez ceux qui considèrent l’animal comme un être vivant et souffrant à part entière (je n’aime pas dire “amis des bêtes”), quelle terrible et décourageante corvée est la gestion d’un refuge quand on dispose de peu de moyens.

Pour un animal placé à grand-peine, il en arrive dix, vingt, cent ! Cela vous dévore la vie, vous écrase sous une conviction d’inéluctable impuissance. Beaucoup de petits refuges de province luttent envers et contre tous, ignorés, méprisés, abandonnés à leurs seules ressources, et, cela va de soi, en butte aux sarcasmes des imbéciles et aux froncements de sourcils des vertueux qui jugent bien futile de s’occuper d’animaux alors qu’il y a tant de détresses humaines... Et quand l’apôtre qui a englouti sa vie dans un refuge meurt ou devient impotent, que deviennent les bêtes ? Pardi, l’euthanasie en masse par les services de l’hygiène publique, pas fâchés d’être débarrassés.

Savez-vous que, si vous possédez plus de 9 chiens, vous devenez de ce seul fait “refuge” et devez déclarer la chose à votre mairie et à la D.S .V. (Direction des Services Vétérinaires) ? A partir de là, vous serez soumis aux inspections d’usage concernant les règles d’hygiène, de sécurité, etc. En somme le bénévolat est pénalisé. Tout se passe comme si la seule voie “normale” était l’euthanasie systématique, le sauvetage étant considéré comme anormal, suspect et fortement découragé.

Il faut que l’animal cesse d’être considéré comme un objet, un bien “meuble” qu’on achète, qu’on vend, qu’on cède, avec à peine quelques restrictions concernant les “mauvais traitements”, d’ailleurs bien légèrement punis. Il faut que la survenue d’un animal dans un foyer soit aussi grave, aussi importante, aussi contraignante que la naissance d’un enfant. C’est le formidable et trop prévu nombre d’abandons liés aux départs en vacances qui m’a mordu au cul.

Savez-vous qu’ils font la queue aux portes des refuges, les enfoirés, avant d’aller faire bronzer leurs gueules de sales cons ? “Avec la planche à voile sur le toit de la voiture” m’a-t-on confié. Que leurs têtes, à ces sous-merdes, volent haut dans l’air, propulsées par les pales tranchantes des hélices des hors-bord, pêle-mêle avec celles des toréadors et des aficionados !
PS : Vous qui les aimez, faites les STÉRILISER ! Les laisser proliférer est criminel : ce sont ces portées innombrables qui fournissent la matière première des vivisecteurs et condamnent les refuges au naufrage

François CAVANNA



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Notre secteur d'activité: 17000 la rochelle, 17300 rochefort, 17100 saintes, 17450 fouras, 17340 chatelaillon, 17700 surgères, 17400 st jean d'angely, 17290 aigrefeuille d'aunis, 17440 aytre,  17430 tonnay charente, 17380 tonnay boutonne, 17620 st agnant, 17230 marans, 17700 marsais, 17220 la jarrie, 17137 nieul/mer, 17170 st jean de liversay, 17540 st sauveur d'aunis, 17230 charron, 17140 lagord, 17170 taugon, 17550 dolus d'oleron, 17780 moeze, 17390 la tremblade, 17570 les mathes, 17730 ports des barques, 17320 marennes.

 

Les articles présentés concernent l'ensemble des races de chien : Jack Russell, Yorkshire, Rottweiler, Labrador, Beagle, Berger Allemand, Bichon Maltais, Boxer, Bull Terrier, Spitz Allemand, Border Collie, Beauceron, Dalmatien, Caniche, Chihuahua, American Staffordshire Terrier, Bichon Frisé, Cavalier King Charles, Bouledogue Français, Bouvier Bernois, Berger Australien, Teckel, Carlin, Shih Tzu, Epagneul Breton, Pinscher Nain, Dogue Allemand, Cocker Anglais, Berger Belge, Golden Retriever, Husky, Coton de Tuléar, Bichon Bolonais, Griffon Belge, Dobermann, Dogue Argentin, Terre-Neuve, Braque Allemand, Mastiff, Bulldog Anglais, Cairn Terrier, Cane Corso, Berger Blanc Suisse, Chow-Chow, Dogo Canario, Basset Hound, Epagneul, Phalène, Papillon, Bichon Havanais, Griffon Nivernais, Bobtail, Dogue de Bordeaux, Saint-Bernard, Staffordshire Bull Terrier, Westie, Shar-Pei, Lévrier, Fox Terrier, Lhasa Apso, Schnauzer Nain, Setter Anglais, Akita Inu, Cocker Americain, Shetland, Bullmastiff, Boston Terrier, Samoyede, Braque Français, Matin de Naples, Amstaff ...

 

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La morsure, et l'enfant

Eude de référence, réalisée dans l'état du colorado commanditée par Coalition for living safely with dogs. Effectuée entre le 1er juillet 2007 et le 30 juin 2008. Pour l'analyse statique deux mille soixante réponses ont été retenues pour l'analyse.

Etude complète sur www.livingsafelywithdogs.com Cliquer sur l'image pour accéder

 morsure de chien

Concernant les races "prédisposées", il ressort de cette analyse statistique que 40% sont des croisés. Suivent le labrador (13%), le "pitbull"(8%) et le rottweiller (4%). Il est difficile voir impossible de tirer des conclusions exactes quand aux races précises dites mordeuses. Les circonstances semblerait être beaucoup plus importantes que la race dans le déclenchement d'une morsure.Dans cette étude la plus fréquente des morsures est successive à une fugue, toutes races confondues (18%). Cette fréquence augmente pour certaines races comme le boxer et le berger allemand.

Diverses circonstances de morsures:

-Intervention d'une personne dans un accrochage entre chien. (12% des cas)

- Défense d'un jouet, de la nourriture (15% des cas)

-Une bagarre entre chien, à l'origine de la morsure (10% des cas)

 

Le sexe et l'âge des chiens ont forcément une incidence. Cette étude démontre que les chiens âgés de un à quatre ans sont responsable de la plus grande partie des morsures (33% des cas). Dans 60% des cas les mâles sont responsables des morsures. Qui s'avèrent être plus graves et avec des dommages plus importants que celles des femelles.

Un fois de plus, cette étude démontre, que même s'il y a des différences au niveau du sexe et de la race. Elle est dérisoire par rapport à la responsabilité dans l'éducation du propriétaire, qui s'est toujours avérée primordial et indispensable. On aura beau essayer de déterminer si tel ou tel race de chien est plus ou moins dangereuse (comme l'absurdité des législateurs français qui essaye d'encrer et de traumatisé la population). 

 


Les morsures sont plus fréquentes qu’on ne le pense généralement. Si on analyse les résultats d’une enquête effectuée à Besançon en France par Filiatre et al. (1990) concernant 184 morsures d’enfants (1 à 15 ans) soignés dans un centre antirabique, il est intéressant de noter unes augmentation du pourcentage des morsures : Entre 1 et 4 ans, entre 7-8 ans, vers 11 ans.

Selon l’enquête effectuée par l’ELASS( entre 1986 et 1988), 40% des morsures surviennent chez les jeunes  de moins de 15 ans, dont 16% chez des enfants de 1 à 5 ans. Avant 5 ans, l’atteinte la plus la plus fréquente se fait au niveau du visage, un accident sur trois à la maison.
Or, la majorité des parents dont les enfants ont été mordus par le chien de la famille pensaient pouvoir
totalement confiance à l’animal. Les accidents sont le fait de toutes les races, de la plus petite à la plus grande, de celle réputée « la plus gentille » à celle réputée « très agressive ». Il est impératif de se rappeler que tout chien reste un chien, avec son comportement de chien et qu’il réagit à une situation telle qu’il la ressent et en fonction de ses codes qui ne correspondent pas à nos codes moraux.

photo: Balzac dept 17



Chaque année, on estime que 500.000 Français sont victimes de morsures et de blessures infligées par un animal domestique, et sont adressés dans des structures hospitalières. Même si ce chiffre semble très élevé, il est probablement bien en-dessous de la réalité, car nombre de patients ne consultent pas et soignent eux-mêmes leurs lésions. Malheureusement, entre 40 et 50% des blessures s'infectent et risquent d'entraîner des lésions irréversibles, parfois sources d'invalidité. C'est pourquoi il est recommandé de consulter en urgence !

Les blessures les plus courantes concernent la main et les membres supérieurs. Le plus souvent, la blessure a été causée par un chien, ensuite par des chats, et plus rarement par des animaux de compagnie dits exotiques (rat, hamster, renard, singe, tarentule, etc.). Ces derniers sont responsables de 5 à 7% des cas, dont les conséquences dépendent bien entendu du type d'animal.
Notons également que les principales victimes sont les enfants et les adultes jeunes, qui totalisent près de 75% des blessures et morsures. Les morsures au niveau du bras représentent 70% des cas. Elles sont d'emblée d'une extrême gravité (plaie vaste et déchiquetée).
Source : www.e-sante.fr

rochefort dressage chiens





photo:Cuetsche des mandarines bleues



Les différents types de morsures:

Morsure légère: Morsure  suffisamment contrôlée, ne causant pas de blessure.

Motifs:
Agression hiérarchique, agression territoriale, par irritation sur un chien dominé.

Morsures grave: Pas d'auto-contrôle de la morsure.


Motifs:
1-Déficit d'auto-contrôle (trouble du développement, problèmes de sevrage)
2-Instrumentalisation (agression hiérarchique ou par irritation de façon fréquentes)
3-Agression par peur (morsure incontrôlée et violente avec des signes intenses de peur)
4-Agression par prédation (le chien confond la victime avec une proie dommages corporelles très importants)

5-Dressage au mordant chez un chien instable ou inadapté.

 

L'échelle d'agression.

L'agression n'est pas le comportement privilégié des chiens pour régler un conflit. Ils utilisent plutôt un langage corporel apaisant quand ils sont soumis au stress. Dans la société canine, ce langage est utilisé pour apaiser les autres. Cela peut être comparé aux gestes de politesse humaine, comme sourire, dire bonjour, serres la main. Leur langage corporel peut aussi exprimer l'anxiété dans une situation stressante afin de rapidement les apaiser. Alors que des gestes apaisant peuvent être perçus comme de la "soumission", c'est souvent un malentendu. Les chiens utilisent tout leur répertoire de communication quand ils en ont besoin parfois sans relation évidente avec ce qu'on attend d'eux. Tous les chiens peuvent alors mordre dans des situations extrêmes à leurs yeux.
"L'échelle d'agression" est un résumé schématique des postures que le chien utilise quand il est stressé ou qu'il se sent menacé. Celles-ci sont destinées à avertir les humains et éviter l'escalade de violence menant à l'agression. Les premiers niveaux de l'échelle (bailler..) ont pour but d'éviter le conflit. En haut de l'échelle (claquer des dents...), les comportements le font cesser. Comprendre le sens de ces comportements et aider les enfants à les détecter aide à éviter l'ultime recours: la morsure.

Les postures de l'échelle d'agression.
Cette échelle n'a qu'une valeur indicative. L'age du chien, le sexe, le tempérament, la relation avec ses propriétaires... Font varier de manière significative les différentes étapes avant la morsure

Bailler, cligner des yeux, se lécher le nez
Détourner la tête
Détourner le corps, être assis en piaffant
Ramper, les oreilles en arrière. Partir
Etre ramassé sur lui même, la queue entre les jambes
Etre couché les pattes en l'air
avoir le regard fixe, se raidir
Grogner
Claquer des dents
Mordre

Si les postures ne réduisent pas rapidement la menace, le comportement du chien franchit immédiatement les échelons. Un chien peut aussi apprendre avec le temps que les gestes les plus discrets passent inaperçus; il peut alors s'en dispenser au profit de gestes plus spectaculaires. Un tel chien peut sembler imprévisible alors qu'il a été mal compris au départ. La première option pour un chien peut être tout simplement de quitter les lieux du conflit. Beaucoup d'enfants sont mordus simplement parce qu'ils suivent le chien et le harcèlent. si un chien évite un enfant qui lui tend les bras et que celui-ci le suit et veut absolument le caresser, il peut grogner. Si grogner ne suffit pas ou que le chien est puni, il y a de fortes chances qu'il pince ou qu'il morde. La non-compréhension des signes avant-coureurs montrés dans l'échelle d'agression a un effet néfaste sur les relations entre les chiens et les humains. Un chien qui s'enfuit devant un aspirateur est considéré comme peureux alors que s'il fuit devant son propriétaire en colère il est considéré comme "méchant" ou désobéissant. Il pourra donc être puni et aura forcément l'air coupable: "il sait qu'il a mal fait, le chien qui fuit tout comme le chien "agressif", disent tous les deux "calmez vous et laissez-moi tranquille". Si le maître continue de punir le chien, cela apprend au chien qu'on ne peut pas avoir confiance dans les humains qui ne comprennent pas qu'il cherche à apaiser et augmente le risque de réactions agressives dans le futur.

Kendal Sheperd
Manual of canine and Behaviour Medicine
The blue dog 2008

 


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utilisation de l'olfaction par l'homme,
relation homme animal

Le specisme

 

Le spécisme est à l'espèce ce que le racisme et le sexisme sont respectivement à la race et au sexe : la volonté de ne pas prendre en compte (ou de moins prendre en compte) les intérêts de certains au bénéfice d'autres, en prétextant des différences réelles ou imaginaires mais toujours dépourvues de lien logique avec ce qu'elles sont censées justifier. En pratique, le spécisme est l'idéologie qui justifie et impose l'exploitation et l'utilisation des animaux par les humains de manières qui ne seraient pas acceptées si les victimes étaient humaines. Les animaux sont élevés et abattus pour nous fournir de la viande ; ils sont pêchés pour notre consommation ; ils sont utilisés comme modèles biologiques pour nos intérêts scientifiques ; ils sont chassés pour notre plaisir sportif.

Source Anti-spécisme.orghttp://antispeciste.org/imgs/arretons_la_barbarie_envers_les_animaux.png

Cette notion de spécisme rejoins cette phobie que vivent en ces heures sombres et honteuses pour la cynophilie française, ces chiens dits dangereux. La récompense ultime pour service rendus, d'une société consumériste ou tout est un dus. Dans laquelle le chien doit être obligatoirement "pas méchant".

 

L'égalité de considération des intérêts

Si la thèse de l'égalité animale est fondée, quelles en sont les conséquences ? Cette thèse n'implique pas, bien évidemment, qu'il faille accorder aux animaux tous les droits que nous estimons devoir accorder aux humains — par exemple, le droit de vote. La thèse de l'égalité animale défend l'égalité de considération des intérêts, et non l'égalité des droits. Mais qu'est-ce que cela signifie exactement en pratique ? Il faut ici entrer un peu dans le détail. Si je gifle vigoureusement un cheval sur son flanc, il sursautera peut-être, mais on peut supposer que sa douleur sera faible. Sa peau est assez épaisse pour le protéger d'une simple gifle. Si par contre je gifle un bébé avec la même force, celui-ci pleurera et sans doute souffrira, sa peau étant plus sensible. Il s'ensuit qu'il est plus grave de gifler un bébé qu'un cheval, si les deux gifles sont de même force. Il doit néanmoins y avoir une façon de frapper un cheval — je ne sais pas exactement laquelle, peut-être avec un gros bâton — qui lui occasionnera autant de douleur qu'en occasionne une gifle à un enfant. C'est là ce que j'entends par « même quantité de douleur » ; et si nous considérons qu'il est mal d'infliger sans raison valable cette quantité de douleur à un enfant, alors nous devons, si nous ne sommes pas spécistes, considérer comme tout aussi mal d'infliger sans raison valable la même quantité de douleur à un cheval. Entre les humains et les animaux il y a encore d'autres différences, qui seront cause d'autres complications. Les humains adultes normaux ont des capacités mentales qui, dans certaines circonstances, les amèneront à souffrir plus que ne souffriraient des animaux placés dans les mêmes circonstances. Si, par exemple, nous décidons d'effectuer des expériences scientifiques extrêmement douloureuses ou mortelles sur des adultes humains normaux, kidnappés à cette fin au hasard dans les jardins publics, alors tout adulte entrant dans un jardin public ressentirait la peur d'être kidnappé. Cette terreur représenterait une souffrance supplémentaire s'ajoutant à la douleur de l'expérience. La même expérience effectuée sur des animaux non humains causerait moins de souffrance, puisqu'eux ne ressentiraient pas la peur due à l'anticipation de la capture et de l'expérience à subir. Cela ne justifie pas, bien entendu, le fait lui-même d'effectuer l'expérience sur des animaux, mais implique seulement qu'il existe une raison non spéciste pour préférer utiliser des animaux plutôt que des adultes humains normaux, si tant est au départ que l'expérience soit à faire. Il faut remarquer, néanmoins, que ce même argument nous donne aussi une raison de préférer, pour faire des expériences, à l'emploi d'humains adultes normaux l'emploi de nourrissons humains — orphelins, par exemple — ou d'humains mentalement retardés, puisqu'eux non plus n'auraient aucune idée de ce qui les attend. Pour tout ce qui dépend de cet argument, les animaux non humains, les nourrissons humains et les débiles mentaux humains sont dans la même catégorie ; et si cet argument nous sert à justifier l'expérimentation sur des animaux non humains, nous devons nous demander si nous sommes aussi prêts à permettre l'expérimentation sur des nourrissons humains et sur des adultes handicapés mentaux. Et si nous distinguons ces derniers des animaux, sur quelle base pouvons-nous justifier cette discrimination, si ce n'est par une préférence cynique, et moralement indéfendable, en faveur des membres de notre propre espèce ? Il y a de nombreux domaines dans lesquels les aptitudes mentales supérieures de l'adulte humain normal — ses capacités à anticiper, à se souvenir de façon plus détaillée, à mieux savoir ce qui se passe, et ainsi de suite — font une différence. Mais celle-ci ne va pas toujours dans le sens d'une souffrance plus grande pour l'être humain normal. Il arrive parfois au contraire que la compréhension limitée qu'ont les animaux puisse augmenter leur souffrance. Si nous capturons un humain, par exemple un prisonnier au cours d'une guerre, nous pouvons lui expliquer qu'il devra subir la capture, la fouille et la détention, mais qu'il ne lui sera fait aucun mal par ailleurs, et qu'il sera libéré à la fin des hostilités. Si par contre nous capturons un animal sauvage, nous ne pouvons pas lui expliquer que nous ne menaçons pas sa vie. Un animal sauvage ne peut pas distinguer une tentative de le tuer d'une tentative de le maîtriser et de le détenir ; sa terreur sera donc aussi grande dans un cas que dans l'autre. On peut objecter qu'il est impossible de faire des comparaisons entre les souffrances ressenties par des membres d'espèces différentes, et que, par conséquent, quand il y a conflit entre les intérêts des animaux et ceux des êtres humains, le principe d'égalité ne peut nous guider. Il est sans doute effectivement impossible de comparer avec précision la souffrance de membres d'espèces différentes ; mais la précision n'est pas essentielle. Même si nous ne devions cesser de faire souffrir les animaux que dans les cas où il est tout-à-fait certain que les intérêts des êtres humains n'en seront pas affectés dans une mesure comparable à celle où sont affectés les intérêts des animaux, nous serions obligés d'apporter des changements radicaux dans la façon dont nous les traitons — lesquels changements concerneraient notre régime alimentaire, les méthodes employées en agriculture, les procédures expérimentales utilisées dans de nombreux domaines scientifiques, notre attitude envers la faune sauvage et la chasse, le piégeage des animaux et le port de la fourrure, ainsi que des domaines récréatifs comme les cirques, les rodéos et les zoos. Et ainsi serait évitée une quantité énorme de souffrance.

Extrait de "L'égalité animale expliquée aux humain-es" Peter Singer.

 

L'orientation chez le chien

dressage la rochelle


Un autre problème est la faculté encore mal connue qui permet à un chien éloigné de chez lui, de
rejoindre son territoire. Tous les savants reconnaissent que transporté dans le noir à dix kilomètres de son domicile habituel, un chien peut parfaitement rentrer chez lui en droite, à travers un terrain tout à fait inconnu, diriger sans difficultés sa marche.
Déjà, il parait prouvé que ce besoin de rentrer chez lui est commandé par l'insécurité et l'émotion. le chien cherche à apaiser son angoisse; il se sent seul, il craint de tomber dans des mains étrangères, il veut retrouver son chez lui.
Mais comment se dirige t-il ? Etant donnée son excellente mémoire associative, aucun problème ne se pose lorsqu'il s'agit pour lui d'un terrain connu; la réponse est plus difficile lorsqu'un chien revient à un gîte, quitté depuis fort longtemps et lorsque, semble t-il, il ne peut avoir enregistré dans sa mémoire le chemin à suivre pour l'atteindre.
Telle fut l'odyssée d'une chienne qui, pendant vingt ans, nous fut chère. Elle était sourde et presque aveugle lorsqu'un jour, elle disparut. On pensa que, désemparée par notre absence, elle avait dû monter à l'arrière d'une voiture, être emmenée à des kilomètres de là, puis découverte et remise en liberté. Nous la cherchâmes quinze jours dans tout Paris, et tout d"abord dans le quartier, ce territoire familier qu'elle avait parcouru plus de quinze ans de suite. Or, un matin, alors que tout espoir était abandonné, un ami d'un quartier lointain ou nous avions vécu quinze ans plus tôt (alors que la chienne avait six mois) nous téléphone, à tout hasard: une chienne affolée, tremblante, dans laquelle il lui semble reconnaître notre chienne, est venue se réfugier dans son garage...

dressage 17 canin

Nous y courûmes: C'était elle ! Et voici le point troublant de cette histoire: En quinze ans, ni la chienne ni personne de la famille n'avait jamais eu une seule occasion de retourner là-bas. or, c'était là, précisément, aux de sa petite enfance, qu'elle était venue échouer !
Les exemples de cet ordre abondent, mais restent déroutants pour nos esprits d'homme. Sans doute admirablement servis par leurs sens, et par une mémoire topographique fidèle, les chiens ne procèdent ils pas à la manière des hommes. Poussé par la motivation de la faim, de l'inquiétude et de l'isolement le chien perdu fait vraisemblablement le point d'une direction générale, selon un processus dont il a le secret; puis, le hasard intervient et aussi les stimuli (favorablement ou pas ). Dès lors, chaque bruit familier, chaque odeur antérieurement perçue, chaque pouce de terrain précédemment foulé le sollicitent. Il s'engage, se trompe, hésite, recommence, contrôle ces relais selon la méthode aujourd'hui bien connue des essais et des erreurs. Toutes ces diverses stimulations se font écho: telle perception auditive le conduit à telle autre, d'ordre olfactif ou kinesthésique, par exemple laquelle est heureuse ou pas. Il se corrige, rectifie et progresse de plus en plus rapidement jusqu'au succès final. Cette fois, pour cette chienne, il était difficile de comprendre. S'il paraissait naturel que la chienne ait voulu rentrer chez elle ( une enquête avait permis de savoir qu'elle avait été vue ici, hébergée momentanément là...), pourquoi s'en était elle allée vers ces lieux si lointains, à travers les mille et un périls du centre de la capitale?
Mais ou la logique, notre logique perd ses droits, c'est lorsque le chien n'a jamais suivit aucun itinéraire entre son ancien gîte et son nouveau séjour (il y a été conduit par train ou par bateau, par exemple, et il est éloigné de chez lui à des distances parfois très grandes) et qu'en dépit de toutes ces difficultés il réussit ! C'est encore un secret du chien.
Parallèlement à ce propos, Jean Nourry a signalé une observation étrange: Un vieux chien avait l'habitude de se rendre au village voisin très proche, et pour cela il empruntait un itinéraire qui paraissait aux gens tout à fait insolite. Le hasard fit découvrir au secrétaire de la mairie que le chien empruntait exactement un chemin de terre autrefois, à peu prés effacé par le temps. Grignoté doucement par les riverains, il n'en restait plus, ça et là, que des tronçons longeant ou desservant des champs isolés, mais le parcours du chien correspondait au chemin de l'ancien cadastre d'avant la route actuelle qui, elle, datait de Louis Philippe. Ainsi, semblerait-il, le chien aurait repéré les émanations subtiles, qui montent encore de la terre, foulée pendant des siècles, par des milliers de bêtes et des gens...
Cette prodigieuse faculté nous étonne d'autant plus que le chien n'occupe pas le premier rang des animaux au regard de leur faculté à répondre aux tests de laboratoire. Il arrive difficilement en cinquième ou sixième position après le singe, le dauphin, le rat, le chat et même le cochon. Or, le dauphin mis à part (puisqu'il vit dans un autre milieu), On ne voit guère un chat, un singe ou un rat capables de retrouver leur habitat en de semblables circonstances !
Il nous faut bien reconnaître qu'il y a là une inconnue. Entre le psychisme du chien et le nôtre il n'y a pas une comparaison de degré mais une différence de nature
F. Mery

photo: La Tribu d'Arésia

Brève sur la physiologie de l'odorat chez le chien

"L'olfaction, l'esprit
du chien"

Comme la gustation, l'olfaction est un sens chimique, mais l'analyse des odeurs est un processus bien plus complexe que celui des saveurs. Si une saveur se classe selon quatre primaires: L'amer, l'acide ou le salé, la gamme de l'odorat semble beaucoup plus étendue (de 4 à 44 primaires selon les chercheurs).

Il semble aujourd'hui admis que le stimulus est composé de molécules à l'état gazeux amenées par le mouvement inspiratoire. Pour être active la molécule odoriférante doit présenter un composition chimique qui la rende capable d'entrer en intéraction avec les cellules nerveuses réceptrices de la muqueuse olfactive.
La perception olfactive:
Le seuil de sensibilité olfactive est défini comme la plus petite concentration d'une substance volatile nécessaire pour donner naissance à une sensation d'odeur. Pour les corps chimiques les plus actifs (les plus odorants), ce seuil peut atteindre chez le chien une dilution de un million de milliardième (10 puissance -15): l'odorat du chien est 1 million de fois plus sensible que celui de l'homme.
Un chien peut percevoir 500.000 odeurs contre 4.000 pour un homme normalement constitué. Le chien repère sans difficulté un gramme de sel dans 1.000 litres d’eau. La truffe canine, merveille de la nature, recèle un labyrinthe aux innombrables replis dans lesquelles se nichent entre 120 et 220 millions de cellules sensorielles (5 millions chez l’être humain). Mises à plat, toutes ces ramifications atteindraient une surface de 130 cm2 (3 cm2 chez l’homme)

Nous ne pouvons "qu'imaginer" dans quel monde le chien peut évoluer au quotidien, et de l'importance de l'olfaction dans la perception de son environnement


Utilité du test de campbell

Mis au point par l'éthologue américain Campbell en 1973, le test ne visait pas à permettre la sélection d'un individu parmi d'autres. L'objectif du chercheur était de déterminer si les traits apparents observés étaient révélateurs du futur caractère du chiot. Par exemple, est-ce qu'un chiot qui se montrait dynamique, curieux, sûr de lui, serait un chien adulte dynamique, curieux et sûr de lui ? Le test comporte différentes étapes permettant, de contrôler l'aptitude de l'animal à supporter les contraintes, à suivre l'humain, à être dominé ou dominant. Et tout cela, à sept semaines de vie. Campbell lui-même s'est rendu compte qu'il n'était pas possible de déduire, avec certitude, le futur tempérament d'un chien à partir d'un simple test effectué chez le chiot à un moment précis de sa vie. Malheureusement, son expérience n'a pas toujours été comprise, et les tests de Campbell sont souvent utilisés aujourd'hui comme critères de sélection. Il est inutile de se fier exclusivement aux résultats d'une telle épreuve, à plus d'un titre :
- parce que l'on ne tient pas du tout compte du testeur et de sa personnalité, ce qui est primordial;
- parce que la surface sur laquelle on pose les chiots peut générer des réactions différentes (surface
froide ou chaude, dure ou molle, ...)
- parce que l'on suppose qu'un comportement est fixe, que le chiot n'évoluera jamais et qu'il n'y aura jamais de modification apportée par l'expérience au cours de la vie ;
- enfin, parce que l'on recommande, si les réponses ne sont pas claires, de recommencer le test. Ceci
est inutile : connu du chiot, il ne s'agit plus d'un test, les résultats obtenus ne sont pas fiables*.

En conclusion, utiliser les tests de Campbell en ayant bien conscience que les résultats du test que vous effectuez ne sont valables que pour le moment précis ou est effectuer, et qu'ils dépendent de l'éducation que vous donnerez à votre chien. C'est vous qui en ferez un adulte bien équilibré, ou non.
education chien rochefort
photo:Rakuna de Kumagai no Akita Inu

Deux A ou plus avec un B ou plus :
Chiots dominateurs et agressifs (peuvent mordre s'ils sont manipulés physiquement). A traiter avec douceur, sans jamais les frapper, ce qui augmenterait leur agressivité. Un environnement calme, sans enfants ni personnes âgées est donc préférable. Ces chiots deviendront de bons chiens de garde et de protection en cas de danger s'ils sont élevés avec douceur et fermeté.

Trois B ou plus :
Chiots dominateurs ou à tendance dominatrice. Ils deviendront impossibles à maîtriser s'ils sont toujours
caressés gratuitement. Par contre, avec une bonne éducation douce et ferme, ils apprendront rapidement à bien se conduire. Ce type de chien ne convient pas aux familles avec enfants, mais il gagnera en sociabilité si vous multipliez les contacts avec eux.

Trois C ou plus :
Chiots pouvant s'intégrer dans tous les foyers de quel que genre que ce soit. Ils ne sont ni soumis, ni trop agressifs. Ils sont fortement conseillés aux personnes âgées et aux familles comptant plusieurs enfants. En résumé, pas de problèmes majeurs.

Deux D ou plus avec un ou plusieurs E :
Chiots sensibles et doux, fortement soumis, qui demandent un traitement tendre et des manipulations délicates pour surmonter leur faiblesse de caractère. Ils peuvent fort bien faire un pipi de soumission avec des maitres trop exigeants. Il vous faudra beaucoup de temps et de patience pour gagner leur confiance. Ils peuvent s'adapter aux jeunes enfants mais risquent de mordiller ou de mordre, quand ils ont peur, se sentent menacés ou trop restreints dans leurs mouvements.

Deux E ou plus (dont un dans la section domination sociale)
Ils sont très solitaires et ne viennent pas vite à vous. Ils n'en font qu'à leur tête. Si leurs résultats comptent des B
ou des D, Ces chiot peuvent attaquer et mordre sous l'influence d'un stress pendant ou après une punition physique.
Avec des C ou des D, Ils peuvent devenir très farouches envers leur entourage, leurs maitres y compris. Ne les choisissez pas si vous avez des enfants.

Un résultat mixte :
Un résultat mixte nécessite un nouveau test dans un nouveau lieu *. Si le résultat reste le même, le chiot pourrait être un sujet ambivalent, dépendant des situations ou de l'environnement. Le développement harmonieux d'un tel chien vous demandera beaucoup de temps et de patience.

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